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○ Album Poor Lazarus de Sugar Brown, sortie le 4 septembre 2015.

poor lazarusAprès Sad Day en 2014, Sugar Brown, Ken Chester Kawashima de son vrai nom, nous offre maintenant Poor Lazarus.  Son premier album en carrière célébrait le Chicago Blues(plus de détails sur la bio et le premier album ici).
Pour Poor Lazarus, il ajoute les sonorités  Texas Blues de Lightnin’ Hopkins et le Mississippi Blues de R.L. Burnside, il nous fait découvrir ses versions de Get Behind the Mule de Tom Waits et met même en blues The Mad Gardener’s Song, un poème de Lewis Carroll. Quant à Tokyo Nagaremono, c’est une ballade au rythme un peu étrange mais envoutant où Sugar Brown chante en japonais la chanson thème de son film préféré des années ’60, Tokyo Drifter.

La chanson titre, Poor Lazarus de Frankie Lee Sims, cousin de Lightnin’ Hopkins, est une chanson folk datant de 1911 qui parle de la vengeance d’un shérif envers un noir que Sugar Brown a découverte 2 mois après les événements de Ferguson au Missouri. Événements qui ont remis d’actualité la difficulté qu’ont les citoyens américains à vivre ensemble. C’est dans la foulée de ces événements dramatiques que l’album  Poor Lazarue a  pris naissance. Le cd comporte aussi 6 compositions de Kawashima.

Comme le premier, cet album est dédié au blues des origines, avec le souci de lui en garder le son et la musicalité, il a été enregistré « live off the floor » au studio Duke of Erb, tout analogique et sur ruban. Bharath Rajakumar apporte sa couleur à l’harmonica sur plusieurs titres, Art Marky est à la batterie et Joolyah Narveson à la guitare rythmique pour la plupart des chansons alors que quelques artistes invités s’ajoutent aux voix d’accompagnement et aux percussions.

Un album qui plaira sûrement à ceux qui aiment le soucis de l’authenticité dans le son des pionniers du blues.

source Sarah French Publicity

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Sugar Brown

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3 septembre 2015 Posted by | blues, communiqués, reportages albums | , , , , | Laisser un commentaire

• Album Sugar Brown’s Sad Day, sortie le 4 mars 2014.

sugar brown's sad dayNé en Ohio, de son vrai nom Ken Chester Kawashima, fils d’un père japonais et d’une mère Coréenne, Sugar Brown a reçu son nom d’artiste de Taildragger qui lui a dit « You ain’t black…but you sure ain’t white…you’re Sugar Brown ». Multi-instrumentiste, l’auteur compositeur interprète a remporté en 2013, le prix de la Toronto Blues Society Talent Search.

Sugar Brown a gagné ses galons de blues à Chicago où il étudiait l’histoire le jour à l’université  et où il accompagnait des bluesmen tels  que Willie Big Eye Smith et le groupe de Taildragger, les La-Z-Boys, vétérans du Chicago blues, qui gardaient vivant le son et les souvenirs des légendes qu’ils avaient côtoyées: Muddy Waters, Howlin’ Wolf, Little Walter et Magic Sam. Après des études au Japon, Sugar Brown habite maintenant à Toronto et il a toujours continué étudier le jour et à jouer du blues le soir.

Sugar Brown lancera le 4 mars prochain son premier album Sugar Brown’s Sad Day produit et enregistré à Montréal au studio de Bharath Rajakumar à Montréal, Regal Radio Records. Bharath, dont on connait la pureté du style, participe à l’album à l’harmonica et à la guitare et voix d’accompagnement sur plusieurs morceaux et Ben Caissie qui est le batteur du groupe Bharath and his Rhythm Four a ajouté sa présence à la batterie et à la contrebasse. Une collaboration décrite comme magique dans le livret du cd dans lequel les musiciens parlent de leur expérience avec émotion.

Cette collaboration de musiciens dédié à leur art a donné un son qui nous amène aux origines des premiers enregistrements de blues sur disque. De plus, la voix de Sugar Brown, haute et claire, son style épuré, nous rappellent les vieux bluesmen. L’album comprend 15 titres dont 8 pièces originales, plusieurs de celles-ci écrites par Sugar Brown à la suite du décès de son père, telle la triste Sad Sad Day. Ses interprétations de classiques comme Rollin’ and Tumblin’ et It Hurts Me Too sont aussi toutes personnelles et pleines de sensibilité.

Sugar Brown’s Sad Day est un album qui nous fait replonger avec plaisir dans les origines du blues et c’est un style de musique que j’aime beaucoup entendre en spectacle. Les prestations de Bharath and His Rhythm Four m’ont toujours enchantée et, à écouter l’album, on ne peut que désirer voir Sugar Brown sur une scène.

20 février 2014 Posted by | blues, reportages albums | , , , | Laisser un commentaire