Blog de tatieblues

Le blues du Québec, le blues musique!

ce soir vendredi 2 avril 2010, Mike et Woogie à l’ Île d’Orleans.

2 avril 2010 Posted by | blues | , , , , , , | Laisser un commentaire

Mike et Woogie à l’ Île d’Orleans, le 26 mars 19h

25 mars 2010 Posted by | blues, communiqués | , , , , , | Laisser un commentaire

Lucky Peterson, Donnacona et Île d’Orléans les 10 et 11 décembre 2009

Lucky Peterson, Donnacona le 10 décembre 2009

Je n’avais jamais fait ça, aller voir 2 spectacles du même artiste 2 soirs consécutifs. Je l’ai fait cette semaine pour Lucky Peterson et j’ai trouvé intéressant de voir à quel point les 2 prestations se sont avérées totalement différentes.

Au profit de Donnacona au Rythme du Blues jeudi soir, à Donnacona, Lucky Peterson était dans une forme resplendissante qu’on ne lui avait certes pas vue au Liquor Store il y a quelques années. Il avait donné une beaucoup meilleure performance lors de L’Événement l’Île en Blues en 2007 mais j’avoue que le spectaculaire Shawn Kellerman qui l’accompagnait m’avait beaucoup distraite cette fois-là. Donc, jeudi soir j’étais dans l’expectative mais quand même toute prête pour un bon show.

Le bluesman qui est né à Buffalo habite maintenant au Texas et a commencé sa carrière très jeune en suivant son père James Peterson en tournée. Willie Dixon lui fait enregistrer un single à l’âge de 5 ans et Lucky devint célèbre et a été invité dans les talk shows de l’époque pour jouer ses airs de funk.

Il a un long parcours et a touché plusieurs instruments, la basse et la batterie entre autres. Mais il est un virtuose de l’orgue et de la guitare et c’est avec eux qu’il a ravi les spectateurs jeudi à la maison de la culture de Donnacona. Il a d’abord fait plusieurs pièces à l’orgue, la première un peu jazz et d’autres plutôt Rythm’n Blues à ce qu’on m’a dit, ce qui n’est pas mon style préféré. À un moment, il s’est retourné et tout en restant assis, il a pris sa guitare et a commencé à l’accorder. Il semblait vouloir continuer un moment sur ce rythme mais je pense que la réaction des gens quand il a attrapé sa guitare lui a suggéré de passer aux choses sérieuses. Peterson s’est levé et, comme il le fait souvent, est passé d’une chanson à l’autre en y allant à fond dans le blues sur sa guitare sous les acclamations de la salle.

L’enthousiasme des amateurs s’est poursuivi alors que Peterson est descendu dans la salle,  s’assoyant sur les genoux des femmes, puis faisant son petit tour dehors et au bar pour finalement s’installer au milieu de la salle, bien calé sur sa chaise. Il a fait baisser le son de son bassiste et de son batteur et nous a fait un pot-pourri de classiques du blues à capella, de sa belle voix forte. Ce sont mes moments préférés, quand les gens coopèrent ce qui n’est pas toujours le cas, et tout devient silencieux pour que nous puissions apprécier le blues dans toute sa splendeur simple et inspirante.

Après la pause, Peterson a repris place derrière l’orgue pour d’autres pièces Rhythm’n Blues et s’est essayé à nous faire chanter « Stan by Me ». Je ne sais pas pour les autres spectateurs mais quant à moi, je ne retiens pas les paroles de chansons. De plus je pense que les chanteurs anglophones présument que nous connaissons ces chansons. L’expérience a été peu concluante et le chanteur s’est abstenu de nous faire participer par la suite, même quand il a fait Mustang Sally…je pense que pour celle-là, on aurait eu un meilleur pointage…

Mustang Sally faisait partie d’un long bloc de succès classiques, joués sans interruption et pas toujours au complet, caractéristique que nous avions vue chez Lucky Peterson dans ses autres spectacles. Quand il est en forme comme jeudi et vendredi soir, ce concept donne une très belle énergie dans la salle. Les commentaires étaient élogieux après le spectacle, les gens qui le voyaient pour la première fois étaient éblouis et franchement ceux qui le connaissaient déjà l’étaient tout autant.

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Lucky Peterson, Saint-Pierre, Île d’Orléans le 11 décembre 2009

J’avais vu Lucky Peterson à Donnacona la veille et comme certains de mes amis de blues, j’ai décidé de retourner le voir vendredi soir à Saint-Pierre, Île d’Orléans dans la série bénéfice pour l’Événement l’Île en Blues . Je voulais voir cette salle, à Saint-Pierre et j’étais curieuse d’assister à un doublé pour voir si le musicien allait faire sensiblement le même spectacle. J’ai pu constater que le vieux routier sait s’adapter. La gang de trippeux de l’Île aime danser et aime quand ça bouge et Lucky Peterson a su leur donner satisfaction.

Peterson a moins joué d’orgue et la guitare a été la vedette du spectacle. Il a quand même fait quelques chansons à l’orgue en introduction des deux sets mais l’épisode m’a semblé plus court que la veille. Une fois sa guitare en main il a fait plaisir aux danseurs en les invitant à s’avancer devant la scène. Une longue station au milieu de la salle, à chanter sans micro à aussi fait plaisir à tout le monde et c’était très réussi. Pendant un long moment il s’est assis sur le bord de la scène.

Plus la soirée avançait plus l’ambiance se réchauffait et le son augmentait jusqu’à des nivaux assez incroyables ce qui ne semblait pas déranger du tout les danseurs. Peterson a enfilé les rythmes endiablés sans un arrêt jusqu’au rappel. Les gens étaient enchantés de ce spectacle. Pendant que les M’n’ Ms ramassaient les instruments le musicien s’est installé sur les marches de la scène pour accueillir les amateurs qui sont venus lui dire toute leur admiration pour cette soirée.  La signification de M’n’ Ms?  Les M pour les initiales du bassiste et du batteur, Mike et Marc si j’ai bien compris, et Lucky, lui, il s’est présenté comme étant le chocolat.

17 décembre 2009 Posted by | blues, reportages | , , , , , , | 2 commentaires

Lucky Peterson en spectacle intime à l’église St-Pierre de l’Île d’Orléans le vendredi 11 décembre

Communiqué

Pour diffusion immédiate

L’île en blues

Présente, Lucky Peterson en spectacle intime à l’église St-Pierre de l’Île d’Orléans le vendredi 11 décembre 20h30, 1243 chemin Royal, St-Pierre île d’Orléans

(Québec, le mercredi 18 novembre 2009) Il franchit les frontières musicales en explorant le blues avec cœur, passion et en y amenant une nouvelle énergie. Mélangeant le blues, le funk, le rock, le jazz et le gospel, Lucky Peterson vous épatera!

Lucky Peterson (né Judge Kenneth Peterson) est un guitariste, organiste et chanteur de blues américain, né à Buffalo, New York, le 13 décembre 1964.

Son père, James Peterson, chanteur et guitariste, tenait le Governor’s Inn, un club de blues dans lequel il eut rapidement l’occasion de côtoyer nombre de musiciens tels que Buddy Guy, Koko Taylor, Muddy Waters ou encore Junior Wells.

Il commence l’apprentissage de l’orgue en prenant des cours avec Bill Dogget et Jimmy Smith. Il n’a alors que 5 ans lorsque Willie Dixon le repère. Plus tard, il passe à la guitare qui deviendra son deuxième instrument de prédilection. Bête de scène incontestable, Lucky Peterson enchaîne les concerts devant des foules déchaînées. En 2009, il a une dizaine albums à son actif dont l’excellent « Double Dealin' » sorti en 2001 qui montre parfaitement l’étendue de son talent. Sa dernière production Organ Soul Sessions, intégralement interprété à l’orgue Hammond montre son regain d’intérêt pour cet instrument et pour les standards de jazz et blues.

Il multiplie aussi les collaborations comme son duo avec Bootsy Collins ou sa collaboration au dernier album de la chanteuse Ayọ, Gravity At Last.

Source spectacle :

Normand Robitaille Tél. : (418) 828-1177 haudet@lileenblues.ca

Billets sur le réseau billetech dès le 23 novembre au coût de 20.00$ taxes incluses

www.myspace.com/luckypetersonmusic

www.lileenblues.ca/

11 décembre 2009 Posted by | blues, communiqués | , , , , , | Laisser un commentaire

L’Événement l’Île en Blues les 8 et 9 août 2008 (archives)

L’Événement l’Île en Blues les 8 et 9 août  2008,

L’événement l’Île en Blues

Décidément, la magie de l’Île d’Orléans a agi sur moi encore cette année. L’Île des Sorciers est habitée par un groupe de visionnaires amoureux du blues qui nous fignolent depuis 3 ans une programmation hors de l’ordinaire pour cet événement. Normand Robitaille, Hélène Audet, Hubert Benoît, Jocelyne Audet, Normand Audet et Reynald Dussault forment le noyau de l’équipe et sont entourés de bénévoles qui rendent le tout possible par leur présence constante et efficace. Hubert Benoît, député de Montmorency et grand amateur de blues était président d’honneur cette année. Michel Rochette, collaborateur au site Art Blues et animateur de l’émission les 10 000 blues à CKIA FM 88,3 le vendredi à 19:00h, présentait les groupes et faisait l’animation entre les shows avec ses choix de blues et blues rock.

En ce 8 août 2008, 20è anniversaire du décès de Félix Leclerc, la journée a commencé par le même temps pluvieux collé sur Québec depuis des lustres mais les sinistres 25mm de pluie annoncés en soirée ne se sont jamais présentés ce qui nous a donné une soirée humide certes mais très agréable puisque tiède et sans vent. Les bénévoles se sont acharnés à essorer le terrain et creuser des rigoles pour l’égouttement et, sous l’immense chapiteau qui nous aurait gardés au sec même s’il avait plu, tout était fin prêt pour David Gogo et Coco Montoya qui étaient à l’affiche ce premier soir.

David Gogo était avec les musiciens qui l’accompagnent habituellement quand il est en tournée dans l’est du pays dont la jeune choriste Becky Abbott. Gogo a donné une performance pleine d’énergie communicative changeant souvent de guitare, parfois sa Flying V bien calée sur la cuisse, parfois avec la toute noire Telecaster ou une autre de ses Fender, la blanche ornée d’une pin-up ou celle bariolée d’autocollants qu’il a toujours avec lui. Dès son entrée en scène Gogo a séduit la foule et la couleur blues-rock du groupe était au rendez-vous. Gogo a fait un tour complet de la grande salle sous le chapiteau ce qui a enchanté les spectateurs.

La deuxième vedette de la soirée était Coco Montoya, que j’aime beaucoup lui aussi pour son jeu précis et l’ambiance qu’il sait créer. Le guitariste gaucher était en grande forme et le spectacle a été très apprécié. De nouveaux musiciens font maintenant partie du band, Jason Langley bassiste, a rejoint le groupe en avril et Brant Leeper aux claviers fait partie du band depuis 8 mois. Tous les deux sont excellents tout comme Randy Hayes le batteur qui fait toujours des solos énergiques. Montoya a enchanté la foule avec ses compositions et a rendu un chaleureux hommage par un long slow à plusieurs bluesmen décédés cette année dont Bo Diddley, Jeff Healey et Sean Costello. Le spectacle s’est terminé par un rappel qui s’est prolongé avec des mélodies rythmées au grand plaisir des gens massés devant la scène qui ont terminé la soirée en dansant.

La journée de samedi commençait tôt en après-midi par un atelier d’harmonica donné par Peter Shonk et les participants ont eu un harmonica en cadeau pour pratiquer les notions apprises du bluesman. Le site s’est animé par cette journée à la température clémente et dès 16h, le trio de jeunes musiciens de Montréal Runaway Slide a pris la scène d’assaut avec un son blues-rock à la Hendrix. Nés tous les trois en 1994, les jeunes musiciens ont un avenir prometteur et sont sollicités de toutes parts. Suivait Lise Hanick qui a apporté ses mélodies funky et mis l’ambiance sous la tente par son spectacle aux rythmes dansants.

Ici je vais vous dire une autre chose que je trouve très agréable sur ce site. Pendant qu’un groupe joue, les artistes du band suivant sont dans les environs, regardent le show, serrent des mains, signent des jeans, des cd, des guitares, des t-shirts, accordent leurs instruments et échangent avec les fans sur le site. Peu de fans peuvent se vanter d’avoir pu serrer la main de Walter Trout et de son bassiste Rick Knapp qui prenaient tranquillement une marche sur le trottoir tout près de l’église en attendant l’heure de monter sur scène. Le claviériste et le jeune guitariste qui accompagnaient Trout conversaient avec les gens devant la roulotte de la vedette, de même Jack De Keyzer répondait aimablement à tout le monde et échangeait des propos avec les fans. Quelle belle ambiance d’été, de fête et de blues!

Jack De Keyzer jouait à 20h et a vraiment plu à l’assistance par son jeu et ses rythmes variés. Accompagné de musiciens talentueux le guitariste en a séduit plus d’un et les commentaires étaient élogieux quant à sa performance.

Puis le moment tant attendu depuis que l’on connaît la programmation de l’Événement l’île en Blues, le spectacle de Walter Trout a commencé à 22h. Nous étions un groupe de fans inconditionnels du bluesman et le reste de la soirée a été toute une expérience. Le son à monté de plusieurs dizaines de décibels, la marquise s’est remplie de sonorités tout à fait électriques et les succès de la vedette internationale se sont succédés. Trout a attaqué par un Dust My Broom percutant et a donné le ton des 2 heures suivantes. Michael Leasure, le batteur de stature impressionnante nouvellement arrivé dans le band semble en faire partie depuis toujours et, à son expression, il trippait autant que nous à entendre le guitariste. Le bassiste Rick Knapp qui est avec Trout depuis 2005, suite au décès de Jimmy Trapp, montre une complicité évidente avec Trout. Sammy Avila, le claviériste est le plus ancien membre des Radicals et ceux qui ont vu et revu le DVD du spectacle ‘Relentless’ l’ont sûrement reconnu. Excellent chanteur, Avila a pu montrer son talent par une pièce qu’il a faite en s’accompagnant de longs solos aux claviers. Comme pour les vedettes précédentes, le spectacle s’est terminé par un généreux rappel pendant lequel la foule se déhanchait devant la scène et tout le monde aurait aimé que ce moment ne se termine pas.

Mais voilà, après une jasette avec les amis pour échanger nos impressions ravies sur le spectacle, tout le monde est rentré dans l’air doux de la nuit en admirant les lumières de Québec par-delà le fleuve et les chûtes Montmorency, gorgées d’eau, à la sortie du pont de l’Île.

Cette année encore a été toute une réussite pour les organisateurs, et les fans ont été comblés par l’excellence de la programmation. Normand Robitaille, coordonnateur, était vraiment satisfait du déroulement de ces deux jours et démontre une telle assurance lorsqu’il parle de l’Événement l’Île en Blues que tous les espoirs sont permis pour l’avenir.

10 août 2008 Posted by | blues, reportages | , , , , , , | Laisser un commentaire