Blog de tatieblues

Le blues du Québec, le blues musique!

Livre: J’ai flirté avec la mort, de Gaston de Courcy Jr.

J’ai côtoyé monsieur De Courcy à l’occasion au fil des ans et j’ai été témoin de son cheminement, de ses épreuves, de ses défis et du courage qui lui a été nécessaire pour continuer. C’est ce qu’il raconte dans son livre « J’ai flirté avec la mort. »

Bardé de diplômes et d’un impressionnant parcours de carrière, Gaston n’était pas préparé à cet événement qu’on peut qualifier d’ésotérique: une expérience de mort imminente, une EMI. À la suite d’un violent accident, il entre dans la lumière, voit le tunnel, parle à son père décédé 9 mois plus tôt et revient dans son corps auquel il est toujours rattaché par « le fil d’argent », en résumé, toutes les caractéristiques d’une EMI.

Gaston De Courcy nous raconte de façon touchante son rendez-vous avec la mort et les conséquences de cet événement sur sa vie et sa famille. Le témoignage de son épouse Gladys est aussi un moment fort du livre.

Un livre qui se lit d’une traite, qui apporte des pistes de réflexion sur le temps qu’il nous reste et la bonne façon de l’employer, sur le bonheur et la résilience. Pour ceux qui veulent approfondir sur les EMI, un chapitre et une bibliographie détaillée nous donnent une liste d’auteurs à consulter.

Le livre est disponible dans les librairies, sur le site Presses du Méridien, et dans vos bibliothèques municipales.

 

26 janvier 2020 Posted by | livres | , , , | Laisser un commentaire

Un type bien, le dernier roman de Dean Koontz

Je viens de dévorer, en deux jours,  le dernier de Dean Koontz, mon auteur préféré pour le divertissement efficace. J’aime beaucoup un blitz de lecture et contrairement à certains autres blitz, quand j’en fais un de lecture, je n’ai aucun sentiment d’overdose, juste un regret d’avoir déjà terminé. J’ai aimé Un Type Bien, vraiment. Avec son très gentil et son très méchant, son action qui se passe en 2 jours, compacte. Malheureusement, pas de petite touche de magie surnaturelle comme dans plusieurs romans de Koontz mais enfin, la recette est là et elle est bien tournée, ingénieuse, cohérente.

 

27 mai 2012 Posted by | livres, reportages | , , | Laisser un commentaire

Ulysse from Bagdad d’Eric-Emmanuel Schmitt « Leila »

J’ai cessé de fumer il y a plus de 25 ans mais à l’écoute de cet extrait du livre audio d’Eric-Emmanuel Schmitt, tous les souvenirs agréables de ma dépendance me sont revenus d’un coup.

« C’était une femme qui fumait avec volupté. Quiconque a vu Leila glisser une cigarette entre les doigts, la renifler d’un geste preste sous ses narines frémissantes, approcher le briquet du tabac, les prunelles brillantes, la nuque tendue, le visage dévoré par l’attente, les lèvres gonflées qui semblent chuchoter « Tu vas voir, ma belle, combien tu embaumeras dès que tu brûleras »,  sait ce qu’est avoir rendez-vous avec le plaisir.

Étincelles. Grésillements. Même le papier gémissait de joie. Ensuite Leila portait la cigarette à sa bouche, aspirait avec la rigueur d’une musicienne, fermait les paupières, renversait la nuque et l’on avait l’impression que la cigarette la pénétrait. À cause d’une contraction, de quelques spasmes: sa poitrine se soulevait, ses épaules se livraient au canapé, ses genoux s’écartaient, on sentait que son corps entier appelait la fumée, l’accueillait, la buvait, consentant à son envahissement.

Lorsqu’elle rouvrait les yeux, les cils papillonnants, l’iris imprécis, elle évoquait une favorite qui émerge, tremblante, surprise, le rouge aux joues, d’une nuits d’amour avec le sultan. On aurait dit, l’espace d’une seconde, qu’elle craignait de ne pas s’être rhabillée. Puis la main qui tenait la cigarette passait devant la bouche, ses lèvres attiraient l’objet, le saisissaient, et la fumée émanait de sa gorge, de ses narines, souple, dolente, flâneuse, d’un blanc magnifique qui contrastait avec la chair sombre dont elle s’échappait. Pendant des heures, Leila inspirait et expirait, régulière, telle les vagues de l’océan sur la plage.« 

10 mai 2012 Posted by | autres, livres | , , | Laisser un commentaire

L’ami Odd Thomas de Dean Koontz – appréciation

Bon voilà, je l’ai eu, je l’ai lu…et j’ai été légèrement déçue. Très contente de retrouver le héros et ses idées bien arrêtées sur la vie, la mort, la société et les chandails achetés sur un coup de tête. Contente aussi de me remémorer le premier roman où Odd donne des détails sur sa vie. Mais je n’ai pas retrouvé la violente dichotomie du bien sans failles et du mal absolu que j’aime lire dans les romans de Dean Koontz, ce bien et ce mal saupoudrés de surnaturel. Bien sûr la recette est là, mais pas aussi punchée que d’habitude. J’ai bien aimé la fin où, pendant un moment, l’auteur nous mène en bateau…sur le Styx. J’aurais bien aimé que Odd voit, juste pour un fugutif instant, sa Stormy. Et, je suis restée sur ma faim sur un détail…pourquoi le méchant chat regardait Odd si intensément…

J’ai malgré tout trouvé que ce roman est un bon divertissement et j’attends toujours avec impatience les parutions en français de mon romancier préféré.

10 juin 2010 Posted by | livres | , , , | Laisser un commentaire

La Route de Cormac McCarthy

Tout bonnement ce livre m’est tombé sous la main au travail. Coup d’œil à l’endos, lecture du résumé en diagonale et me voilà séduite.

Mes fantasmes d’un monde post apocalyptique redevenu Éden en ont pris un coup.

Un roman court, violent dans la détresse des personnages.

On en vient à rêver que l’homme et son fils trouvent au moins une petite pousse verte,

que le ciel prenne une vague teinte bleutée,

qu’ils sentent un soupçon de douceur dans l’air,

qu’ils bénéficient d’une miette d’entraide humaine,

que la mer, enfin atteinte, ne soit pas un cloaque mort.

On en vient à rêver que le monde ne s’en aille pas dans cette direction.

15 mars 2010 Posted by | livres | , , , , , | Laisser un commentaire

L’histoire d’Edgar Sawtelle

Ça avait l’air le fun comme roman, une quête initiatique, un enfant muet de naissance, une famille d’éleveurs de chiens, les US rurales des années ’50. En plus je lis que Oprah avait propulsé ce roman au top des ventes. Mais là, je me rends compte que oui Oprah propulse des choses au top mais c’est pas nécessairement parce que c’est intéressant. Ou bien c’est la traduction qui était pourrie, je sais pas. Un livre avec beaucoup de potentiel, le genre que tu le continues parce ça te tiens juste assez pour que tu espères que ça va enfin décoller, puis tu le continues parce que tu veux voir comment ça finit. Et même la fin est décevante, genre mystique-queue-de-poisson-finit-le-toi-même-si-t’es-pas-contente. Très peu de dialoques mais c’est un moindre mal parce que les dialogues sont à peu près incompréhensibles. Encore la traduction? Je sais pas.

Enfin, moi qui n’aie pas le câble, je ne connais pas Oprah mais je sais qu’elle a fait faire un tabac du livre « Le Secret » qui est un rabâchi(j’aime bien rabâchi, mais le vrai mot est rabâchage) des idées métaphysiques avancées par Joseph Murphy, Florence Scovell Shinn et autres auteurs bien antérieurs au Secret.

Le Shack, je sais bien, tout le monde encense ce livre pour son contenu spirituel. Peut-être que je l’ai lu au mauvais moment, je venais de terminer « Et l’univers disparaîtra » qui m’avait assez ébranlée par sa théorie.

Autre « coup de coeur » d’Oprah,  Martin Lachance…oops je vais m’abstenir de commentaire. Mais tout ça pour dire que Oprah et moi on n’a pas les mêmes goûts.

2 juillet 2009 Posted by | livres | , , | Laisser un commentaire