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Le blues du Québec, le blues musique!

• Reportage de Christian Lavoie, Big Blues Bender Las vegas 2017 : Tout Simplement Fantastique!

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merci à Christian qui nous fait rêver, sa conjointe Éliane et lui sont des vrais amoureux des voyages et du blues, voici son article sur ce prestigieux festival:

Si l’an dernier le cinquantième anniversaire de naissance de ma conjointe avait servi d’incitation pour assister au BBB, je dois vous avouer que n’avons aucun argument pour justifier notre présence une deuxième année d’affilée à l’événement sinon que nous voulions être bien certain que nous n’avions pas rêvé pendant cinq jours en Septembre dernier…

Il serait très injuste de comparer le BBB avec tout autre festival de blues se tenant sur la terre ferme. Il n’y a que la fameuse croisière (LRBC) qui a lieu deux fois par année qui se compare au BBB par sa programmation et son envergure. Il faut tenir compte du fait que l’idée de présenter un festival dans un casino de Las Vegas est assez originale en partant. TOUS les casinos sont très illuminés et bruyants par leur raison d’être soit de très nombreuses « machines à sous », table de jeux,  restaurants, bars, etc…Mais ce qui pourrait sembler être démotivant pour certains devient un incitatif pour beaucoup d’autres. La preuve ? Cette cinquième édition du BBB était la deuxième de suite présentée à guichet fermé. Et la présence de plusieurs amateurs rencontrés l’an dernier prouve hors de tout doute qu’il est très difficile de ne pas revenir au BBB. Je tiens à préciser que les Canadiens et plus spécifiquement les Québécois y étaient beaucoup plus nombreux que l’an dernier. La présence des Monkey Junk, du Paul Deslauriers band ainsi que Dawn Tyler Watson accompagnée du Ben Racine band n’est certes pas étrangère à cela. Mais il y a encore plus… Lire la suite

13 septembre 2017 Posted by | blues, communiqués, festivals 2017, reportages | , , | 3 commentaires

Collaboration de Christian Lavoie: Big Blues Bender 2016: La magie de Vegas au service du blues.

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big blues benderUn grand merci à Christian pour ce magnifique article sur leur expérience, à lui et à Éliane à Las Vegas! n’est-ce pas que ça donne le goût d’y aller?

Désirant souligner de façon spectaculaire les 50 ans de ma conjointe,je décidais en Mai dernier de l’amener au Big Blues Bender de Las Vegas qui tenait sa quatrième édition du 8 au 11 septembre . L’idée est très simple :Offrir aux amateurs de blues une programmation du tonnerre en ayant qu’a utiliser l’ascenseur pour se déplacer d’une scène a l’autre….

Présenté au casino Plaza du « vieux » Las Vegas,le festival profite de la proximité de la magnifique rue Fremont qui se trouve tout juste face au lobby de l’hôtel.Ayant eu l’immense privilège de participer a la légendaire croisière de blues (LRBC) en 2013,je peux vous assurer que le BBB n’a pas grand chose a envier de celle-ci sinon le grand luxe qu’offre toutes les croisières.Mais côté programmation,chaleur,ambiance et complicité avec les musiciens,le BBB fut tout a fait fantastique.Quatre scènes sont mises a la disposition des musiciens dont deux superbes salles de spectacle,en plus d’une scène extérieure située près d’une immense piscine,offrant ainsi aux amateurs la possibilité d’apprécier les prestations au frais.Facteur non négligeable puisque le mercure atteint les 40 degrés C tous les jours dans la ville du vice…Et du septième étage,la vue sur Fremont est magnifique.

Les spectacles s’échelonnent de midi jusque très tard en soirée se terminant toujours par les légendaires jams.Comme pour la croisière,les musiciens sont d’une générosité sans fin sur les scènes et en dehors de celles-ci.La grande gentillesse de tous ces maniaques venus de partout en Amérique partager leur passion est telle que même les très nombreuses présences dans l’ascenseur devenaient une raison d’échanger et de festoyer.

La programmation est très dense.Il faut parfois sacrifier un début ou une fin de spectacle au détriment de l’autre.Je vous invite fortement a consulter le site du festival pour constater par vous même l’ampleur et la qualité de cette programmation..Parmi ceux qui se mérite une note parfaite (ou presque),je soulignerai les performances sans faille de : John Nemeth,impeccable en trois occasions.Beth Hart sublime!Jarekus Singleton magistal en deux occasions.Quel band!Samantha Fish très spectaculaire.Jane Lee Hooker ,composé de cinq jeunes demoiselles fut carrément explosif.Et quelle gentillesse tout au long du festival.MR. Sipp ,le Chuck Berry du blues, J.D. & the Straighshot (toute une découverte),Betty Fox (son intensité était telle que je m’inquiétait pour sa santé),Mike Zito omniprésent, Monkey Junk d’Ottawa qui ont été ovationné,Anthony Gomes intense comme jamais,Bernard Allison,Delgado Brothers..etc…etc…Je ne peux conclure ce segment sans souligner la participation marathonienne de la part du Bender Brass Band (jimmy Carpenter,Randy Oxford Doug Wolverton et la charmante Deena Bogart) qui était partout…ÉPOUSTOUFLANT!

Pour vous donner une idée de la popularité de l’événement,il semble que nous étions 1,900 maniaques de blues présents au Plaza et,la direction du festival annonçait au dernier jour du festival que plus de la moitié d’entre eux avaient renouvelé leur réservation pour la cinquième édition.

Assister au BBB fut une expérience tout a fait sensationnelle. Si j’avais qualifié la croisière de nirvana pour l’amateur de blues et bien le BBB serait disons la quinte flush royale pour celui-ci….Allons-nous y retourner?Les paris sont ouverts…D’ailleurs,un sentiment très bizarre nous habitait lorsque l’avion a quitté le sol désertique du Nevada.Elle était censé nous ramener a la maison mais,nous avions l’impression de la quitter.

19 septembre 2016 Posted by | blues, festivals 2016, reportages | , , , , , | 3 commentaires

Reportage Trois-Rivières en blues 18-21 Août 2016 par Christian Lavoie.

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trois rivUn grand merci à Christian Lavoie pour son excellent article! pour plus de photos, visitez le site Facebook du festival

« Trois-Rivières en blues huitième édition 18-21 Août 2016 »

Pour la deuxième année consécutive le comité organisateur du TREB profitait du nouvel amphithéâtre Cogéco où avaient lieu les spectacles de plus grande envergure de cette huitième édition. La présence de plusieurs artistes de réputation internationale prouve que le TREB a atteint un prestige très enviable. De plus, la scène acoustique de la rue Badeaux accueillait elle aussi pas moins de treize spectacles  samedi et dimanche, sans oublier les nombreuses représentations dans les différents bars du superbe centre-ville de Trois-Rivières. Dame nature fut très collaboratrice jusqu’au dimanche alors que la pluie a forcé la direction à déménager les prestations prévues dehors dans un local de la rue Hart. En moins d’une heure les artistes ont pris d’assaut la scène de rechange et aucun spectacle ne fut annulé. Un énorme bravo à toute l’équipe pour cet exploit.

Point de vue appréciation des spectacles, commençons par ceux du jeudi soir alors que l’on avait confié le coup d’envoi à la figure emblématique du blues au Québec : Angel Forrest. Celle-ci était accompagnée par huit des onze guitaristes figurants sur son plus récent album. Un départ canon qui a tenu les nombreux amateurs en éveil du début à la fin…Je suis demeuré sur mon appétit par la performance de Sugar Ray Rayford, raison de ma présence au TREB en ce jeudi. Complètement éblouit par ce dernier deux ans de suite à Tremblant, Rayford s’est contenté de puiser dans les nombreux classiques du blues n’interprétant que 2-3 titres de son excellent album et passant le plus clair de son temps dans la foule ou, s’amusant à distribuer maints colliers aux spectateurs. Un peu décevant quand on connait le gars….

Vendredi soir. Southern Hospitality, composé entres autres de Victor Wainwright, JP Soars et Damon Fowler furent à la hauteur des attentes. Très bon spectacle!!!! Colin James a par la suite offert une des performances les plus électrisantes de tout le weekend. La grande majorité des amateurs parlaient de ce spectacle avec grande admiration n’hésitant pas à déclarer qu’il avait probablement volé la vedette a Kenny W.S. Pour faire simple, James et son band ont mis la pédale au plancher dès le début et n’ont jamais regardé derrière. Une véritable bombe. Kenny Wayne Shepherd fut, à mon humble avis, excellent lui aussi. Il laisse cependant peut-être un peu trop d’attention sur son chanteur Noah Hunt. Ce dernier est solide mais, Shepherd est celui que les fans veulent voir au-devant de la scène. Tous les hits du jeune guitariste furent par contre du programme et son « Heat of the sun » vers la fin du spectacle fut éblouissant. Un moment fort du festival….

Samedi soir. L’ancien guitariste des Royal Southern Brotherhood, Mike Zito, lançait les festivités en compagnie de son band, The Wheel, et de l’imposante Alexis P. Suter. La voix de cette dernière est absolument indescriptible et Zito s’est vite chargé de nous rappeler qu’il peut très bien s’imposer même sans les RSB. Un spectacle sans faille offert par des artistes au sommet de leur art…Le gars d’la place, Steve Hill, s’est ensuite amené avec son fantastique one man show et je dois vous avouer que même si j’ai eu l’opportunité de voir ce spectacle en plusieurs occasions , je demeure toujours estomaqué par cette prestation hors du commun…Chapeau!!!! Le vénérable Jon Kay & Steppenwolf clôturaient les activités de l’amphithéâtre Cogéco pour cette huitième édition et la prestation fut étincelante. Kay est toujours en très grande forme et tous les hits du légendaire groupe furent interprété de brillante façon et surtout, accompagné d’un montage vidéos et photos sublime relatant la superbe carrière de ce band. La synchronisation entre les images vidéo d’antan et l’interprétation sur la scène était stupéfiante. Du jamais vu!

Je n’ai pas assisté à toutes les prestations acoustiques sur la rue Badeaux et au local rue Hart mais j’aimerais souligner l’excellent travail de sonorisation effectué aux deux endroits. J’en profite aussi pour saluer les très solides performances de Pat (Loiselle) et Riot, notre Mo Blues national et ses comparses de South Breeze, une Suzie Vinnick formule trio tout à fait sublime et un JP Soars Gypsy jazz époustouflant, lui aussi en trio…Le dimanche, après un bon départ avec le blues from Bel-ville à l’extérieur,les spectacles suivants furent présenté comme précisé plus haut, à l’intérieur. Stephen Barry band, toujours fiable. Soulback, bon band de Trois-Rivières mené par une chanteuse très impressionnante. Un Sean Chambers que j’ai très apprécié sur cette scène  près du public. Monkey Junk furent de nouveau absolument génial et la présence de Steve Hill pour deux pièces n’a fait qu’ajouter un peu de piquant à une prestation déjà magique. Le Ben Racine Band accompagnait les deux magnifiques chanteuses que sont Dawn Tyler Watson et Angélique Francis. Le début du spectacle fut électrisant mais la fatigue accumulée durant la fin de semaine faisant son apparition, il nous a fallu abdiquer après quelques titres.

En résumé, c’est avec beaucoup de regrets que nous avons dû quitter Trois-Rivières après quatre magnifiques journées de blues. Entourés de nombreux amis dans cette magnifique ville, nous nous sommes promis d’y revenir l’an prochain. De très sincères félicitations à toute l’équipe de ce festival devenu un incontournable tant par sa diversité que sa qualité de programmation. BRAVO!!!!

24 août 2016 Posted by | blues, festivals 2016, reportages | , , , | 2 commentaires

reportage collaboration de Christian Lavoie: Brent Johnson Centre Caztel Sainte-Marie le 1er avril 2016.


brent johnsonMerci à Christian pour cet excellent article:

Troisième visite au centre Caztel de Ste-Marie et du même coup, troisième rencontre avec Brent Johnson and the Call Up, venus de la Louisiane nous présenter ses blues.

En formule trio, celui qui a accompagné Bryan Lee pendant huit ans s’en donne a coeur joie. Il faut avouer que les deux musiciens qui l’accompagnent soit Kilmo Doome à la basse et John Perkins à la batterie, forment une section rythmique hors du commun…La chimie entre les trois musiciens est palpable…

Johnson n’est pas du genre à mettre la pédale au plancher dès le départ. Il entame la soirée avec l’instrumental « The Hucklebuck » de son album « Set the world on fire » dans lequel il puisera abondamment tout au long de la soirée. « The ticket » et « Meet me at the bottom » augmente l’intensité de cette première partie qui se terminera sur une superbe démonstration de technique « slide-guitar » avec les pièces « Long way back to New-Orleans » et « Meet me in the morning ». Magistral!

La deuxième partie s’amorce aussi par une pièce instrumentale endiablée où Kilmo Doome se démène comme un diable dans l’eau bénite. Après un retentissant « Don’t make a sound », pièce d’ouverture de l’album il s’élance dans une reprise de Allen Toussaint, (n’oublions pas que Johnson est natif de Louisiane), « Get out of my life woman » dans laquelle survient l’un des faits saillants de la soirée. La foule très attentive jusque la se lève d’un bond après un solo de drum absolument incroyable de Jonh Perkins, l’homme au sourire perpétuel. Nous avons eu droit a un condensé de plusieurs styles de drums dans un court laps de temps. Et il est plutôt rare que je prenne le temps d’écrire a propos d’une performance a la batterie. GÉNIAL!

Ne voulant pas être en reste, Johnson offrira le meilleur de lui-même sur la saisissante « As the years go passing by » du regretté Freddy King. Entendue maintes et maintes fois cette pièce prend une tournure très intense dans les mains du guitariste qui nous réserve un autre coup de massue en terminant le spectacle sur un « Goin’ down  » qui fera trembler la salle « Alphonse Derjardins ».

Brent Johnson et son band ont laissé un excellent souvenir aux amateurs de blues Beaucerons. Tous semblaient très satisfaits à la sortie du spectacle et les compliments fusaient de toutes parts. Les musiciens ont d’ailleurs pris le temps d’échanger avec ceux qui le désiraient, terminant du même coup les dernières gouttes des excellents produits « Frampton Brasse » dont Kilmo Doome, grand connaisseur de houblon, vantait les mérites.

Il ne reste donc qu’un seul spectacle a la série blues du centre Caztel soit celui du très renommé groupe « Mississippi Heat » le vendredi 6 mai prochain. Les billets s’envolent très rapidement pour ce dernier spectacle…

Christian Lavoie

chronique de disque: Reportage album Set the World on Fire de Brent Johnson, sortie le 8 avril 2014. 

5 avril 2016 Posted by | blues, communiqués | , , , , | 3 commentaires

○ Reportage de Christian Lavoie, festival Trois-Rivières en Blues 2015.

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trois rivChristian Lavoie, un ami qui parcourt les routes du blues avec sa conjointe Éliane, tout aussi passionnée que lui, m’a envoyé ses impressions dans un excellent compte-rendu que je vous transmets avec plaisir. Merci, Christian, c’est très apprécié.

Trois-Rivières en blues édition 2015, par Christian Lavoie:

Trois-Rivières en blues édition 2015
Pour une deuxième fin de semaine en ligne nous faisions face à la nouveauté en nous présentant au festival « Trois-Rivières en Blues ». Comme l’équipe du festival blues de Donnacona le weekend précédent (réussite sur toute la ligne en passant) les organisateurs misaient sur un tout nouvel emplacement pour la présentation des spectacles de grande envergure. Après six belles éditions sur les rues Badeau et Hart, l’amphithéâtre Cogeco ouvrait ses portes au blues. Le résultat est tout à fait spectaculaire ! Hallucinant ! Si l’endroit s’est révélé être un peu costaud pour les spectacles de samedi et dimanche après le passage de la bande du Texas le vendredi soir, il faut admettre que tout au long du festival la sonorisation fut irréprochable. Et l’amphithéâtre est d’une beauté étonnante spécialement en soirée sous l’éclairage qui lui aussi s’est avéré superbe. Si la rue Hart est définitivement abandonnée, la scène de la rue Badeau s’est vu réduite en longueur et c’est sur celle-ci que furent présenté les nombreux spectacles acoustiques, gratuits tout au long du weekend….

Comme cité précédemment, ce sont les vieux routiers de « ZZ TOP » qui ont eu l’honneur de tester la nouvelle fierté de Trois-Rivières.En réalité, »Blackberry Smoke » ont réchauffé la place avec un spectacle peu spectaculaire mais honnête constitué surtout de Country aux accents Rock, un brin « Southern ». Billy Gibbons, Dusty Hill et Frank Beard furent tout simplement superbes! Magnifiques! Profitant de cette sonorité tout à fait géniale et d’une scène présentant un montage vidéo très original sans interruption, ils ont fait danser une très imposante foule pendant plus de 90 minutes y allant même de deux rappels, fait plutôt rare pour eux. Ils ont habilement mélangé les titres plus bluesy avec leurs nombreux succès planétaires. Chapeau !
C’est à la toute jeune Angelique Francis que revenait l’honneur de réchauffer le public du samedi.Accompagné du Ben Racine band elle a envouté les quelques centaines de spectateurs par sa voix sublime et son jeu à la contre-basse. Quel talent! Coup de coeur ! Brent Johnson et son band que nous entendions pour la deuxième fois y est allé d’une très belle prestation. Un musicien sous-estimé s’il en est un. Le légendaire groupe « Roomful Of Blues » suivaient et ils ont eux aussi charmé la foule moins imposante que la veille mais très bruyante. Du blues 100 % pur! Un plaisir pour les oreilles et les yeux.
Je dois par contre avouer que le début de la prestation d’Edgar Winter m’est apparue tellement improvisée, moche, que nous sommes partis après trois chansons. Des amateurs rencontrés le lendemain m’ont signalé que la fin du spectacle fut un peu mieux réussie…
Les trois shows du dimanche furent excellents et je cite en particulier ceux de John Németh qui nous présentait son magnifique album « Memphis Grease ». Quelle ambiance magique en particulier sur la très dansante « My baby’s gone ». Inoubliable! Tinsley Ellis que je voyais pour la quatrième occasion m’est apparu plus en forme que jamais. Une performance sans faille du gars d’Atlanta qui y est allé de solos tout à fait sublimes. Nous attendions « Keb Mo » avec impatience et je dois admettre qu’il m’a semblé un peu fatigué, moins souriant et entrainant que lors de son passage à Tremblant il y a quelques années…Tout de même très agréable d’entendre ce grand artiste.

En terminant, même si nous avons manqué quelques spectacles sur la scène acoustique, je tiens à souligner la sonorité tout à fait magnifique de l’endroit et les performances très réussies des Lewis Dave, Pat Loiselle et Anthony Gomes qui a électrisé la foule en ce samedi après-midi. Patrick Lehman (très belle voix) et son superbe guitariste, Jamiah Rogers, le duo incomparable composé de Ben Racine et son saxophoniste Frankie (sublime!), ainsi que notre ami Mo Blues qui y allait d’un brillant hommage à l’illustre B.B. King…

En résumé, une réussite sur toute la ligne pour les nombreux bénévoles et organisateurs. Avec un amphithéâtre d’une telle qualité et un public toujours plus imposant, le festival de blues de Trois-Rivières vient de fixer la barre très haute pour les années à venir et si l’on se fie aux nombreuses rumeurs entendues durant l’été, il deviendra rapidement LA référence dans ce domaine. On a déjà très hâte à l’an prochain.

Christian Lavoie

26 août 2015 Posted by | blues, communiqués, festivals 2015, reportages | , , , , | Laisser un commentaire

♦ Reportage de Christian Lavoie: Legendary Rhythm and Blues Cruise octobre 2013.

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un grand merci à Christian Lavoie pour ce beau reportage sur l’expérience qu’ils ont vécue, sa conjointe et lui.

                                 « Le rêve ultime de l’amateur de Blues »

Les amateurs de blues du Québec sont choyés par les nombreux festivals présentés partout dans la province durant la belle saison, et, si le cœur vous en dit les états de l’est américain et les maritimes abondent aussi de rendez-vous très invitants. Mais le nirvana de l’amateur de blues est sans contredit la L.R.B.C. À la fin du mois d’octobre dernier (du 18 au 25) nous avons navigué dans le golfe du Mexique sur le Maasdam (Holland America) pour cet événement haut en couleur. J’aimerais dans les quelques lignes qui suivront vous faire partager ce privilège unique.

                                                           Un peu d’histoire!

La L.R.B.C c’est avant tout le rêve concrétisé d’un homme de Kansas City, Roger Naber, propriétaire d’un bar où l’on présente de nombreux spectacles de blues. Mais celui-ci voit plus grand. Deux fois par an, en janvier et octobre la croisière navigue dans les eaux chaudes des états sud-américain, des Caraibes, du Mexique, etc… avec à son bord des centaines de maniaques de musique bleue venant de partout dans le monde. Le succès repose sur la complicité qui s’installe très rapidement entre les voyageurs. Il y avait semble-t-il plus de mille amateurs provenant de seize pays différents sur celle d’octobre dernier. Croyez le ou non mais les récidivistes sont très nombreux, certains d’entre eux y participaient pour la sixième, septième voir huitième occasion. Mais qu’est-ce qui les rend dingues à ce point?

                                                        La croisière !

Bien sur il s’agit en tout premier lieu d’une croisière avec tout ce qui s’y rattache : Nourriture en abondance et de très bonne qualité, service sans pareil, escales vers des destinations particulièrement appréciées des touristes de tous genres, chaleur et soleil, casinos, piscines, bars, etc…Étant un événement musical, toutes les classes de la société s’y rencontrent, mais les amateurs de blues purs et durs y abondent. Et il y a ce feu roulant d’activités qui ne cesse de surprendre et de divertir à travers les notes de musique. Trois soirées de déguisements thématiques avec prix pour les costumes choisis par le public, encan silencieux sur divers articles musicaux de grande valeur, prix pour la décoration des cabines, séances d’autographes, kiosque de souvenirs…Toutes ces activités étant à la discrétion des voyageurs, donc, vous êtes libre d’y assister ou non. En plus on nous récompense de douces attentions très appréciées : Magazines de blues, calendrier de la L.R.B.C., programmation quotidienne, articles souvenirs…Rien n’est négligé pour vous plaire.

                                     Et bien entendu : Le blues!

Les musiciens invités sur la L.R.B.C. varient d’une édition à l’autre mais la qualité de la programmation demeure invariablement sublime. Les prestations débutent en fin d’avant-midi et s’étirent jusqu’au milieu de la nuit suivante et ce à tous les jours. Tous les styles de blues y sont bien représentés et les navires offrent salles et scènes s’adaptant à toutes les catégories. De plus, chaque band ou artiste ont droit à un minimum de trois représentations bien étalées durant le voyage. La grande fraternité du milieu blues y est plus évidente que nulle part ailleurs. Les musiciens participent inlassablement aux nombreux jams et s’invitent mutuellement d’un spectacle à l’autre ce qui donne droit à des moments tout à fait magiques. La croisière offre réellement un «backstage pass» à tous puisque vous serez constamment en présence des artistes  et ceux-ci semblent apprécier leur expérience autant que nous. Les occasions de dialoguer avec les Kim Wilson (un sens de l’humour irrésistible), Rick Estrin (d’une gentillesse énorme) et Mike Zito (attachant, enthousiaste et très comique lui aussi) sont nombreuses. Il me faut souligner quelques coups de cœur de ce périple inoubliable en commençant par les Royal Southern Brotherhood (Cyril Neville, Devon Allman, Mike Zito, Charlie Wooten et Yonrico Scott). Une présence scénique magnifique  un professionnalisme rarement vu et quelle dextérité. Un grand band! Tommy Castro et ses painkillers en étaient à leur onzième présence sur la croisière et chacune de leur prestation nous fait comprendre l’attachement des amateurs à leur endroit. La jeune Samantha Fish a épaté la galerie par son jeu éblouissant mais aussi par son assurance surprenante malgré ses 23 ans. Ruthie Foster et sa voix angélique nous a amené dans un tourbillon d’émotions très intenses. Magnifique! Et que dire de Kim Wilson et ses (très jeunes) Fabulous Thunderbirds sinon qu’on en redemande même après trois spectacles. Lucky Peterson avec Shawn Kellerman et son épouse Tamara. Popa Chubby, Marcia Ball, Walter «wolfman» Washington…la liste semble sans fin!

                                                       Conclusion!

Même s’il faut prévoir ce voyage très longtemps d’avance puisque les trois prochains sont déjà complets, même si le coût de celui-ci est important et même si vous n’avez pas réellement le pied marin, rien , mais alors là rien ne rivalise avec cette expérience sublime en tous points. Chaque minute de cette croisière fut mémorable et je vous souhaite de tout cœur d’y participer ne serai-ce qu’une fois. Mais vous êtes prévenus! Vous ne demanderez qu’à y retourner.

Longue vie à la LEGENDARY RYHTHM & BLUES CRUISE!

Christian Lavoie

SITE : bluescruise.com

18 novembre 2013 Posted by | blues, reportages | , , , , | 4 commentaires