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Le blues du Québec, le blues musique!

♫♪♫ Reportage album, Drew Nelson, The Other Side sorti le 30 juillet 2014.

Indrewnelson1_largefluencé par le rock ‘n’roll et le Chicago Blues, Drew Nelson a commencé à jouer à l’âge de 16 ans. Il a créé son propre groupe, The Drew Nelson Band en 1989, il a fait de la tournée avec Dutch Mason et a partagé la scène avec Stevie Ray Vaughan, BB King, Bo Didley, Buddy Guy  et bien d’autres. Avec une carrière de plus de 30 ans, Drew Nelson est de retour avec un premier album en 8 ans. Le guitariste, chanteur compositeur d’Ottawa avait pris une pause après des années de plus de 200 spectacles se disant fatigué de la route mais le tout a fini par lui manquer et le revoilà en selle pour reprendre l’aventure avec The Other Side. Steve Marriner, le talentueux multi-instrumentiste de Monkey Junk qui, plus jeune, a souvent joué avec Nelson et son groupe était aussi d’avis que le guitariste relance sa carrière et c’est lui-même qui produit l’album.

La mort de son père a marqué un tournant pour Nelson qui a décidé d’aller de l’avant dans ses projets de création. Steve Marriner l’a encouragé à se mettre à la composition et revoir quelques chansons, puis les deux se sont réunis pour écrire ensemble. Ce qui a donné The Other Side qui comprend 11 chansons dont 9 originales. Les reprises sont Seven Days de Bob Dylan et Bird on a Wire de Leonard Cohen.

L’album a plusieurs points forts par la qualité de ses musiciens, Marriner accompagne sur une foule d’instruments allant de la guitare barritone aux claviers. Nelson est excellent à la guitare, sa voix chaude est harmonieuse et une fragilité marque certains passages, alors qu’elle ne se remarque pas sur plusieurs chansons. Matt Sobb de Monkey Junk est à la batterie et aux percussions. Quelques invités s’ajoutent, un violoncelle sur The Other Side la très belle chanson titre, un hommage à son père où l’on sent la tristesse de l’absence et les questionnements sur l’au-delà. Une pedal steel est bien en évidence sur Bird on a Wire, un sax ajoute sa couleur sur Did You Ever? Get It! a un beat rock ‘n’roll dansant, Drifting Away est une belle ballade au rythme folk country aux guitares acoustiques et slide. Valentine est accrocheuse avec ses airs surf. Sur la bluesy Please Come Home l’harmonica et le piano sont au premier plan. The Marrinaires, 3 voix féminines, sont aussi aux accompagnements sur la résolument reggae Stick Around et sur plusieurs titres. Le tout donne un album original très bien rendu, où le son est excellent et où plusieurs compositions se démarquent en particulier Make It Right, Stick Around, One More Chance, Valentine et Get It!
1. Seven Days

2. Make It Right

3. Stick Around

4. Bird On the Wire

5. One More Chance

6. Valentine

7. Drifting Away

8. Please Come Home

9. Did You Ever?

10. Get It!

11. The Other Side

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4 septembre 2014 Posted by | blues, communiqués, reportages albums | , , , , , | Laisser un commentaire

♫♪♫ Reportage album, Lonesome Ghosts de Blue Moon Marquee disponible maintenant.

lonesome ghostsJe dis souvent que j’écoute surtout du blues parce que je n’en n’ai pas encore fait le tour, voilà que l’album Lonesome Ghosts de Blue Moon Marquee sorti en juin 2014 me donne l’occasion de découvrir un son que j’aime beaucoup avec son style qualifié de Gypsy Blues. Simplement dit, cet album est mon préféré depuis plusieurs semaines et je l’ai écouté à maintes reprises avec toujours autant de plaisir. Composé de A.W. Cardinal(guitare, voix, harmonica) et de Jasmine Colette (voix, basse, batterie) le duo canadien en est à son deuxième album.

Après avoir habité Montréal puis New-York où il s’est imprégné de jazz et de blues, A.W. Cardinal retourne dans l’ouest canadien en 2012 pour enregistrer Stainless Steel Heart. Il rencontre Jasmine Colette, celle-ci ayant fait de la tournée en Amérique du nord comme bassiste pendant 6 ans et, en deux semaines, l’album était enregistré, le duo existe depuis ce temps.

Lonesome Ghosts, leur deuxième cd, est magnifique. Tout y est agréable, les airs tranquilles mais toujours rythmés qui font danser et claquer des doigts, la voix de Cardinal qui a du caractère avec son timbre brut, la contrebasse de Jasmine Colette, le violon de Cameron Wilson sur Gypsy’s Life et Pipeliner Blues. Nathan Shubert et Simon Kendall ajoutent leur touche au piano et à l’orgue sur plusieurs morceaux, Kenton Loewen et Mal Temple sont à la batterie quand Jasmine Colette ne fait que la basse. Le tout donne un ensemble qui s’écoute avec bonheur.  On entend la voix de Jasmine Colette, charmante, sur sur Bishop Street. La chanson  titre, Lonesome Ghosts, est jouée par le duo sans invités, ce qui donne un aperçu du spectacle. Les deux musiciens sont en tournée pour une cinquantaine de dates  dont deux à Montréal en août. Dommage que nos programmateurs n’aient pas profité de l’occasion pour les inviter dans la région pour les festivals de l’été.

http://awcardinal.bandcamp.com/

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13 août 2014 Posted by | blues, reportages albums | , , , | Laisser un commentaire

• Dave Hurricane Hoerl victime d’une sévère attaque.

dave hurricane hoerl
En juin 2014, peu de temps avant la sortie de Un-Twisted, son premier album en carrière comme leader de son groupe, Dave Hoerl a été victime d’une attaque massive, il est hospitalisé et combat pour sa vie. Il sera bientôt déplacé vers des soins de longue durée. Une collecte de fonds et un spectacle bénéfice ont été mis sur pied pour aider le musicien à supporter ces soins couteux. Pour plus d’informations, rendez vous sur le site: http://www.davehoerl.com/home
dave hoerlMembre fondateur et le seul musicien original qui fait encore partie du légendaire groupe canadien The Twisters de Vancouver, l’harmoniciste Dave « Hurricane » Hoerl a d’autres cordes à son arc. Après plus de 30 ans à jouer pour plusieurs grands noms du blues tels qu’Albert Collins, Big Mama Thornton, Pee Wee Crayton, Carl Weathersby, Kenny “Blues Boss” Wayne et, évidemment, The Twisters, il nous présente pour le 24 juin un premier album intitulé Un-Twisted, avec son propre groupe Hurricane and the Hooligans. Hoerl est né et a grandi à San Francisco et est venu habiter Vancouver en 1982. Il est devenu citoyen canadien en 2010.

Un beau mix que je qualifies de groove west coast qui s’écoute avec plaisir et qui fait danser immanquablement à chaque écoute, une voix charmeuse, un son d’harmonica qui n’envahit pas l’ambiance mais l’enrichit à l’égale des autres instruments. Plusieurs musiciens ont participé, en plus des instruments de base, on y entend le piano, l’orgue, la contrebasse et le sax. Comprenant 11 chansons dont 9 compositions que Hoerl à signées, seul ou avec d’autres, dont K.W. Spruell, Brandon Isaac et Chip Hart, ces deux derniers participent aussi comme musiciens. Brandon Isaac vient lui-même de publier un album et il fait aussi partie des Twisters.

En écoute sur Soundcloud, Snake Charmer:
https://soundcloud.com/sfpr/snake-charmer-dave-hurricane

1. Soul Mate
2. Pure & Simple Blues
3. I’d Rather Be Blind, Crippled And Crazy
4. Snake Charmer
5. Fight of the Century
6. Don’t Think It Can’t Happen To You
7. Grand Old Game
8. She Took Back Her Heart
9. Long Highway
10. A Little Off The Top
11. I Left My Heart In San Francisco

5 août 2014 Posted by | blues, communiqués, reportages albums | , , , | Laisser un commentaire

♫♪♫ Reportage album: Soixante Minutes Avant la Fin, Le Band à Boivin, en vente maintenant.

band à boivinLe Band à Boivin est un groupe rock de Québec qui chante principalement en français, Soixante Minutes Avant la Fin, leur premier album est maintenant en vente et c’est franchement à mon goût, d’un son rock tout à fait abordable pour moi qui vogue plutôt sur les flots blues. J’avais vu Le Band à Boivin en ouverture du spectacle de la Boîte à Musiciens en juin 2013, spectacle où Nanette Workman était la vedette principale, et j’avais été impressionnée par la qualité des textes engagés, les airs rassembleurs et le talent des musiciens.

La première minute de Soixante Minutes Avant la Fin consiste en une mosaïque d’extraits de bulletins de nouvelles et qui dit nouvelles, dit mauvaises nouvelles, c’est de plus en plus vrai par les temps qui courent. Cette entrée en matière nous amène un excellent album rock où les 13 compositions, paroles et musique de Marc-André Boivin nous parlent de notre ambivalence face à la marée de nouvelles tragiques qui nous submerge et que nous préférerions oublier en cocoonant bien collés au coin du feu mais qui parle aussi de vie, d’amour et d’espoir, de la beauté du monde et de se retrousser les manches quand le découragement survient.

 

Les paroles sont solides et portent à réflexion, Oui, l’émouvante, la belle chanson d’amour, Laisse-moi Pas Tomber, chanson qui parle d’intimidation et d’amitié, superbe avec son choeur de voix, Y a Pas Longtemps qui parle avec beaucoup d’acuité du temps qui passe trop vite, Let Me Come Back to You au rythme percutant, la belle London Grey Sky, Rose qui décrit à quel point la vie ne l’est pas toujours. Dès les premières écoutes on se prend à chanter avec Marc-André Boivin dont la voix puissante et juste s’accorde bien avec le style. Les rythmes sont accrocheurs, la guitare du jeune Mathieu Labbé enrobe le tout d’une énergie crue qui attire l’oreille à chaque détour et j’aime le son d’ensemble, avec les voix, la basse de Philippe Labrèche, la batterie de Carl Gignac, la guitare acoustique de Marc-André Boivin. Marc-André Proteau est à la basse sur Y A Pas Longtemps. Enregistré aux studios Nokturn.

30 juillet 2014 Posted by | communiqués, reportages albums | , , , , | Laisser un commentaire

♫♪♫ Reportage album: Lucky Peterson, The Son of a Bluesman sorti le 17 juin 2014.

LuckyPeterson-pochette-Dans une élégante pochette toute en noir et blanc, accompagnée d’un poster, Lucky Peterson nous présente son nouvel album The Son of a Bluesman. Dans le style qu’on lui connait et qu’il applique en spectacle, Peterson y mélange la musique soul, le funky et le pur blues. Un album qui parle de sa vie, des moments difficiles, de ses influences, avec des titres comme I Can See Clearly Now, Blues in my Blood, I’m Still Here et The Son of a Bluesman et surtout, qui nous fait entendre sa voix magnifique, sa guitare, son jeu aux claviers et son guitariste attitré, Shawn Kellerman. Lucky Peterson est un musicien que j’aime beaucoup. Je l’ai vu à plusieurs reprises et il réussit toujours à me surprendre avec son air fragile qui semble se demander s’il va réussir à nous séduire ou encore nonchalant quand il s’installe sur une chaise au milieu de la foule pour de longs solos blues. Mais je pense que c’est là qu’il se rassure. Oui, entouré de l’énergie de ses fans, il réalise qu’il est reconnu pour son indéniable talent.

The Son of a Bluesman comporte plusieurs chansons originales composées par Peterson ou pour lui. Il a choisi d’interpréter les titres de Gregg A. Smith (Blues in my Blood), Wilson Pickett (Funky Broadway), Bobby Bland (I Pity the Fool) et Dorinda Clarck-Cole (I’m Still Here). Ce dernier titre se répète d’ailleurs avec une chanson écrite par Peterson et son bassiste Tim Waites. Cette dernière est plutôt funk et celle qui termine l’album est un cover gospel où vraiment, Peterson s’exprime avec une ferveur religieuse, accompagné des voix féminines qui soulignent plusieurs chansons de l’album.

Mais venons-en au blues: la chanson d’ouverture, Blues In My Blood, donne le ton à l’album, on y entend un Peterson inspiré et énergique. Avec Nana Jarnell, on a une superbe instrumentale où le chœur féminin ajoute simplement les deux mots du titre à quelques reprises à la fin. Jarnell est le nom de la mère de Lucky Peterson et de la mère de son épouse et il appelait sa grand-mère Nana, il a combiné les deux noms dans le titre. Parlant de son épouse, Tamara Stovall Peterson chante aussi sur une très belle pièce acoustique, Joy. Leur fils Tamaron y fait aussi une apparition en rappant un cameo et leur fille Lucki Azariah Peterson y chante le 2ème couplet. You Lucky Dog est une autre belle instrumentale où l’orgue et la section cuivres s’éclatent alors que sur Boogie-Woogie Blues Joint Party, c’est au tour du piano et de la guitare de nous faire danser dans le salon. I Pity the Fool est un beau mélange de tout cela, piano, guitare et cuivres accompagnent la voix riche de Peterson dans cette reprise de Bobby Blue Bland.

Lucky Peterson a côtoyé les plus grandes légendes du blues depuis qu’il a commencé à jouer dans la boîte de nuit de son père James Peterson à l’âge de 5 ans. Les Buddy Guy, Koko Taylor, Muddy Waters et Junior Wells lui ont montré la voie et il la suit avec bonheur, sa personnalité et son talent sont mis bien en évidence sur The Son of a Bluesman.

http://sixmedia.ca/communiques/lucky-peterson/

26 juin 2014 Posted by | blues, communiqués, reportages albums | , , , , | Laisser un commentaire

♫♪♫ Reportage album Dave Hurricane Hoerl, sortie le 24 juin 2014.

dave hurricane hoerlMembre fondateur et le seul musicien original qui fait encore partie du légendaire groupe canadien The Twisters de Vancouver, l’harmoniciste Dave « Hurricane » Hoerl a d’autres cordes à son arc. Après plus de 30 ans à jouer pour plusieurs grands noms du blues tels qu’Albert Collins, Big Mama Thornton, Pee Wee Crayton, Carl Weathersby, Kenny “Blues Boss” Wayne et, évidemment, The Twisters, il nous présente pour le 24 juin un premier album intitulé Un-Twisted, avec son propre groupe Hurricane and the Hooligans. Hoerl est né et a grandi à San Francisco et est venu habiter Vancouver en 1982. Il est devenu citoyen canadien en 2010.

Un beau mix que je qualifies de groove west coast qui s’écoute avec plaisir et qui fait danser immanquablement à chaque écoute, une voix charmeuse, un son d’harmonica qui n’envahit pas l’ambiance mais l’enrichit à l’égal des autres instruments. Plusieurs musiciens ont participé, en plus des instruments de base, on y entend le piano, l’orgue, la contrebasse et le sax. Comprenant 11 chansons dont 9 compositions que Hoerl à signées, seul ou avec d’autres, dont K.W. Spruell, Brandon Isaac et Chip Hart, ces deux derniers participent aussi comme musiciens. Brandon Isaac vient lui-même de publier un album et il fait aussi partie des Twisters.

En écoute sur Soundcloud, Snake Charmer:
https://soundcloud.com/sfpr/snake-charmer-dave-hurricane

1. Soul Mate
2. Pure & Simple Blues
3. I’d Rather Be Blind, Crippled And Crazy
4. Snake Charmer
5. Fight of the Century
6. Don’t Think It Can’t Happen To You
7. Grand Old Game
8. She Took Back Her Heart
9. Long Highway
10. A Little Off The Top
11. I Left My Heart In San Francisco

19 juin 2014 Posted by | blues, communiqués, reportages albums | , , , | Laisser un commentaire

♫♪♫ Reportage album Steve Strongman, Let Me Prove It To You, sortie le 13 mai 2014.

steve strongman-Après avoir remporté un Juno pour son album acoustique A Natural Fact et 3 Maple Blues Awards en 2013, Steve Strongman nous présente sa nouvelle réalisation toute électrique et fougueuse, Let Me Prove It To You qui comporte 11 chansons originales composées par Strongman pour certaines et par Strongman et Rob Szabo, qui est aussi le producteur du disque, pour les autres. Strongman dit en entrevue que A Natural Fact est celui de ses albums qui a remporté le plus de succès et qu’il aurait été facile de présenter un autre cd acoustique mais il a voulu revenir, sur son 5ème album, à ce qu’il fait tous les soirs sur scène avec son band, le blues électrique qu’il affectionne particulièrement. (article ici)

Après une entrée en matière dansante avec There’s Something Going On, la deuxième pièce, What I Believe, arrive à fond avec son rythme lancinant très accrocheur et sa guitare lourde à souhait, une de mes chansons préférées du disque.

Un autre coup de coeur, We’re Going Out Tonight, l’histoire d’un ami perdu de vue qui revient en ville et qui veut sortir tard « comme dans le temps ». Sur It Ain’t the First Time, le piano est bien en évidence, et Emma-Lee accompagne à la voix qu’elle a magnifique, elle est sur quelques autres pièces de l’album. Guy Bélanger est l’artiste invité sur l’excellente Lookin’ For Trouble où les deux musiciens forment une belle équipe. Strongman lui-même joue de l’harmonica sur plusieurs pièces et j’aime bien la richesse des arrangements sur l’album, les voix chorales et la voix de Strongman. Older est aussi très réussie, à la guitare acoustique.

Plusieurs musiciens ont contribué, Dave King et Adam Warner à la batterie, Alec Fraser, Marc Rodgers et Mark McIntyre à la basse, Jesse O’Brien au piano, Guy Bélanger à l’harmonica, Emma-Lee et Catherine Wallace aux voix d’accompagnement.
Steve Strongman sera en spectacle au Québec aux dates suivantes:

Jeudi 29 mai – Salle La Basoche, Gatineau, QC
Vendredi 30 mai – Petit-Champlain, QC
Samedi 31 mai – L’Astral, Montréal, QC

16 mai 2014 Posted by | blues, communiqués, reportages albums | Laisser un commentaire

♫♪♫ Reportage album, Jordan Officer, I’m Free, disponible maintenant.

jordan officerJ’ai eu grand plaisir à renouer musicalement avec Jordan Officer, ce jeune guitariste m’avait beaucoup impressionnée quand je l’ai vu au début des années 2000 à l’Autre Caserne alors qu’il accompagnait le Stephen Barry Band. Avec son nouvel album, I’m Free, Jordan Officer revient au blues après un long intermède principalement consacré au jazz avec le Suzie Arioli Band. Il a aussi à son actif un album éponyme, tout instrumental, qui a remporté en 2010 le prix de l’album jazz de l’année à L’ADISQ.

La guitare est la vedette de I’m Free, mise en avant, magnifique, sur les 11 chansons de l’album qui comprend 9 compositions originales et, d’entrée de jeu, Officer se présente à nous avec At Least I’ve Got The Blues. D’une voix chantée parlée, il nous dit qu’il a 36 ans, 2 enfants et qu’il a joué de plusieurs styles de musique au cours des années mais qu’il revient à son style original, son premier amour, le blues. En entrevue à CBC, il explique avoir eu l’idée en entendant Johnny Cash qui se présente lors de ses spectacles et aussi, comme lui et sa famille ont passé 6 mois à New-York pour l’enregistrement de l’album, il voulait capturer ce moment dans le temps et décrire où il en est dans sa vie.

Deux bassistes et deux batteurs sont sur l’album, Andy Hess à la basse sur la majorité des chansons, Jeff Hill sur A Night of Fun, alors que Tony Mason et Charley Drayton se partagent les pièces à la batterie. Un accompagnement tout en subtilité qui laisse la place à la guitare et à la voix de Jordan, une belle voix au timbre profond parfois un peu fragile mais qui ne demande qu’à prendre de l’assurance.

At Least I’ve Got the Blues qu’on fredonne quand ça va mal, I’m Free, un beau  slow, Jackie’s Tune une belle instrumentale, une interprétation très réussie de Ain’t Nobody’s Business, chanson enregistrée pour la première fois en 1922, When We Were Just Two au beat country,  Two Will Do où l’on reconnait l’influence jazz. Le tout se termine par une touche qui nous rappelle les westerns spaghetti, Hang ‘Em High, chanson thème du film mettant en vedette Clint Eastwood en 1968. Pour amateurs de guitare, un plaisir dans les oreilles.

Jordan Officer sera à l’Impérial de Québec le 6 juillet dans le cadre du festival d’été.

14 mai 2014 Posted by | blues, reportages, reportages albums | , , , , | 2 commentaires

♪♫♪ Reportage album, « Live » Love d’Angel Forrest sorti le 15 avril 2014.

live loveUn de mes coups de coeur de 2013 a été la première partie d’Angel Forrest lors de l’électrisant spectacle d’Eric Burdon en octobre dernier au Palais Montcalm. Accompagnée de son conjoint Denis Coulombe et de Ricky Laurent à la guitare, la chanteuse nous avait offert une superbe prestation avec le talent qu’on lui connait auquel s’ajoute toujours sa belle spontanéité.Et voilà qu’une version étendue est maintenant disponible sous forme d’un album double, « Live » Love. Enregistré à guichets fermés en une seule prise le 28 novembre 2013 au Palace de Granby cet album comprend une majorité de compositions d’Angel et de Denis Coulombe qui se retrouvent sur l’excellent Mother Tongue Blues en nomination aux Maple Blues Awards et sur Come Alive qui a remporté le Lys Blues album de l’année en 2011.

Le spectacle « Live » Love est l’oeuvre de 3 artistes passionnés, Angel Forrest, Denis Coulombe et Paul Deslauriers. Angel a remporté le Maple Blues meilleure chanteuse de l’année et Paul, celui du meilleur guitariste. Les deux guitaristes accompagnent à la voix, et sont en duo ou trio pour chanter sur quelques chansons comme I Shall Be Released (Bob Dylan) très réussie et l’intense Volcano (Damien Rice).

Les guitares se complètent entre elles et l’oreille est séduite autant par la musique des guitares que par la magnifique voix d’Angel. La complicité entre les voix des hommes et celle de la chanteuse est aussi un point fort tout au long des albums. Les douces Holy Man et Listen, la fougueuse Turtle Blues, la déchainée Whole Lotta Love, Walking Blues, Move On, How Do You, Roll On Down sont autant de moments forts de la liste, jusqu’à la surprise finale au rappel, une superbe interprétation de l’Hallelujah de Cohen.

26 avril 2014 Posted by | blues, reportages albums | , , , , , | 2 commentaires

♪♫♪ reportage album, Hollywood Blvd, Raoul and the Big Time, sorti le 22 avril 2014.

raoul and the big timeVraiment, Hollywood Blvd, le cinquième album de Raoul and the Big Time a beaucoup de qualités à mes yeux, ou plutôt à mes oreilles. De beaux rythmes blues, des invités de marque, un chanteur harmoniciste à la voix magnifique, quelques pièces instrumentales, un bel amalgame qui fait que j’y reviens souvent. De plus, Raoul Bhaneja a une prononciation impeccable, la franco en moi se surprend à chaque écoute de si bien comprendre les paroles des chansons. Sa carrière d’acteur l’a sûrement aidé à acquérir cette qualité, lui qui a joué dans plus de 75 films et séries télévisées et, ayant passé du temps en Californie au cours des 14 dernières années grâce à cette carrière, il a connu de grands bluesmen de la côté ouest américaine dont plusieurs sont parmi les 12 artistes invités sur l’album.

Parmi ceux-ci, Curtis Salgado à l’harmonica, Junior Watson, tout en nuances à la guitare, Fred Kaplan qui nous fait du piano blues à faire rêver. À ceux-là s’ajoutent des cuivres, des cordes, un accordéon et le Big Time de Raoul comprenant Darren Gallen à la guitare, Tom Bona à la batterie et Terry Wilkins à la basse. Tout ceci peut paraître un peu touffu mais pas du tout, tout ce beau monde s’harmonise au fil des chansons en formant des groupes différents.

L’album comprend 12 chansons, 8 compos de Raoul Bhaneja et 4 reprises: Someday, une superbe ballade de Bobby Blue Bland que Raoul chante d’une belle voix modulée, Get Out of my Life Woman d’Allen Toussaint avec Rusty Zinn à la guitare, Why Am I Treated so Bad des Staples Singers avec Rick Holmstrom à la guitare, Raoul Bhaneja nous présente cette chanson comme une des préférées de Martin Luther King. La dernière interprétation est In the Shadow of the Pines, une chanson traditionnelle bluegrass qui dénote un peu avec l’ensemble par le beat mais dont la qualité est indéniable avec l’accordéon de Johnny Sansone, la guitare acoustique de Bhaneja et le violon de John Showman.

Les compos de Bhaneja sont à l’avenant, de belles chansons originales, Nothing Gonna Take Me Down, assenée avec aplomb en ouverture pour nous dire que malgré les durs moments de la vie, ses parents lui ont appris à ne pas baisser les bras. Hollywood Blvd, une instrumentale où l’harmonica, la guitare de Junior Watson et le piano se relancent, High Roller, l’instrumentale Left Coast Fred, Tired, un savoureux slow où la voix et l’harmonica de Raoul, la guitare de Watson et le piano de Fred Kaplan sont un plaisir à écouter. Spoken For et finalement Curtis Charm, un happening d’harmonica entre Curtis Salgado et Raoul Bhaneja, où je me suis surprise, seule dans mon salon, à claquer des doigts avec ardeur, complètent le tout.

Sous étiquette Big Time Records,
Contact media Sarah French Publicity Lire la suite

26 avril 2014 Posted by | blues, reportages albums | , , , , | Laisser un commentaire

♪♫♪ reportage album Adam Karch, Blueprints, sortie le 6 mai 2014.

AdamKarch-Je reçois de vraies belles nouveautés des groupes canadiens et québécois ces dernières semaines, tellement, que je manque de temps pour parler de tout! Adam Karch nous offre, seul avec ses guitares, un beau moment d’écoute avec son nouvel album Blueprints qui réunit des pièces qui ont marqué son univers musical. Une touche de percussions s’ajoute avec Dick Duff sur Staying Alive, oui oui, celui des Bee Gees! Ce morceau s’intègre sans accroc au rythme de l’album qui présente une sélection de classiques interprétés dans une ambiance folk bien soutenue par la voix de Karch qui se prête très bien à ce style, et son jeu sobre à la guitare. L’autre invité sur l’album est l’harmoniciste Guy Bélanger qui offre son accompagnement sur Make Me a Pallet on Your Floor, une chanson traditionnelle et sur Fishin’ Blues(Henry Thomas) au rythme champêtre.

Des titres comme Walk on The Wild Side, Mystery Train, Little Wing très réussi, I’m on Fire de Springsteen, Stand By Me nous sont présentés sous un jour nouveau et j’aime beaucoup le son que Karch donne à l’ensemble. L’écoute est très agréable, les surprises musicales sont nombreuses et la voix riche du chanteur s’adapte bien au style de chaque chanson, plus bluesy sur la belle Hard Time Killing Floor, plus crooner sur Mystery Train popularisée par Elvis. Sin, une autre belle découverte, une composition originale aux paroles sombres s’ajoute à la liste, et on termine sur le beat entrainant de Stand By Me.

Adam Karch nous présentera Blueprints  le 6 mai, sous étiquette Bros.

 AdamKarch-communique sur SIX media

ADAM KARCH

Blueprints

 

24 avril 2014 Posted by | blues, reportages albums | , , , | Laisser un commentaire

♪♫♪ Reportage album Set the World on Fire de Brent Johnson, sortie le 8 avril 2014.

brent johnsonBrent Johnson était au Québec en 2012, puis en 2013 mais nous n’avons pas vu son nom sur les programmations puisqu’il faisait partie du Blues Power Band de Bryan Lee avec qui il a fait de la tournée et enregistré pendant 10 ans. Commencer à 22 ans à faire de la tournée avec un artiste de renommée internationale tel que Bryan Lee lui a fait vivre des expériences de vie parfois difficiles, parfois enrichissantes et c’est avec ce bagage que Johnson nous offre maintenant, sous l’étiquette Justin Time de Montréal, son premier album, Set the World on Fire.

Originaire du sud du Texas et ayant déménagé  à la Nouvelle-Orléans à l’adolescence, Brent Johnson refuse de se catégoriser comme un puriste du blues, il dit s’inspirer des racines du genre, de ses expériences et des styles musicaux qui ont bercé son enfance, lui qui joue de la guitare depuis l’âge de 4 ans et qui compose des chansons depuis qu’il est adolescent et a formé des groupes de musique depuis cette époque. Il cherche à transposer dans sa musique la passion que charrie le blues, son côté cru et honnête et sa faculté de transmettre l’émotion. Avec ses 7 chansons originales et ses 4 reprises, Set the World on Fire est une belle démonstration de ces principes. Je passe vraiment de beaux moments à l’écoute de cet album et le ton d’ensemble est tout à fait blues à mon oreille avec ce son cru de guitare que j’aime beaucoup.

Ne vous attendez pas à un style blues rock échevelé avec des envolées à la limite de l’audible, Brent Johnson démontre une grande maitrise de la guitare et de la slide, pas une note ne se perd dans ses solos ou dans les duos qu’il fait avec Alvin Youngblood Hart sur Meet Me in the Morning (Bob Dylan), The Ticket avec sa touche country ou Meet Me in the Bottom (John Lee Hooker). Sa collaboration avec Sonny Landreth sur la dynamique Long Way Back to New Orleans est tout aussi riche.

En plus des guitaristes invités, tous les musiciens sont mis en valeur à certains moments, la basse de Bill Blok a un beau beat sur Glass Ceiling, la batterie de John Perkins ajoute un court solo sur Long Way Back to New Orleans, les claviers de Wayne Lohr sont bien présents, l’orgue et le piano lissent à merveille la longue et magnifique As the Years Go Passing By (Deadric Malone) où on se délecte de la maitrise de Johnson à la guitare jusqu’à la dernière note du généreux solo final.

La douce ballade So Glad You’re Mine est une chanson d’amour dont elle décrit les moments heureux. Le rythme dansant de l’instrumentale The Hucklebuck (Roy Alfred/Andy Gibson) nous amène à la dernière pièce qui est un de mes coups de coeur et qui donne son qui titre l’album, Set the World on Fire, une chanson d’amour elle aussi, mais quand l’amour se termine et qu’on voudrait que ça se fasse sans trop de casse. J’adore le beat qui devient reggae saccadé à la fin et qui semble tellement chargé d’émotions.

Brent Johnson n’est pas à ses premières armes comme chanteur, il ouvrait les spectacles pour Bryan Lee et, en dehors des tournées avec son mentor, il faisait lui-même des spectacles en trio avec Bill Blok et John Perkins. Après avoir constaté l’accueil enthousiaste du public, ils ont décidé d’entrer en studio en s’adjoignant Wayne Lohr aux claviers. J’aime beaucoup la voix juste de Johnson avec juste assez de cassé pour la rendre touchante et je trouve que l’ensemble de cet album est une réussite.

3 avril 2014 Posted by | blues, communiqués, reportages albums | , , , , , | Laisser un commentaire

♪♫♪ Reportage album Paul Deslauriers Band, sortie le 18 mars 2014.

paul deslauriers bandLes réseaux sociaux sont cruels, nous avons pu voir, ça et là, un aperçu de l’évolution de l’album mais seulement sous forme de courtes vidéos et de photos prises dans le studio d’enregistrement, mais ça y est! Attendu impatiemment par les fans du trio, dont moi, le nouvel album du Paul Deslauriers Band est bien réel et sera disponible le 18 mars.

Éclatant! C’est le mot qui m’est venu spontanément à la première écoute, et qui qualifie autant la sonorité franche des instruments des 3 musiciens que la voix de Paul Deslauriers et ses envolées impressionnantes à la guitare. L’album éponyme du Paul Deslauriers Band comprend 7 chansons originales et 3 interprétations de classiques choisis avec bonheur, Love in Vain (Robert Johnson), Nobody’s Fault but Mine (Willie Johnson) et Not Fade Away (Buddy Holly). Steve Marriner accompagne magnifiquement à l’harmonica sur Going Down Slow, la chanson d’ouverture où, déjà en partant, Paul démontre toute la puissance et la douceur de sa voix, Marriner est aussi sur She Should Be Mine, au rythme bien marqué par la batterie, vraiment belle collaboration de ce musicien de Monkey Junk sur ces 2 chansons. Que dire de la très belle Labor of Love…on voit avec cette chanson qu’on n’a pas nécessairement besoin de faire un slow blues pour faire un blues brûlant, le rythme de cette chanson n’est pas très lent mais le blues lui est définitivement brûlant…jusqu’au soupir final.

Steve Strongman est guitariste invité sur All I Want et un beau duel à la guitare marque sa présence. Love in Vain est toujours pour moi un moment de recueillement, Paul Deslauriers crée, avec cette interprétation de la chanson de Robert Johnson, un espace-temps blues où je me perds à chaque fois avec émotion. Green Stripe, un instrumental endiablé aux rythmes variés dure 3 minutes 30. Baby Come Home est une ballade qui commence tout en douceur et qui se déploie en une montée musicale très réussie. Nobody’s Fault but Mine, I Blame You et la finale, Not Fade Away, une pièce de plus de 9 minutes où le virtuose de la guitare s’en donne à coeur joie, sont les autres titres de cet album.

Enregistré au Studio Tone Bender à Montréal, « live », sans artifices, en ne choisissant que les meilleures prises, l’album a un son bien cru et bien défini et on y entend toutes les nuances des instruments. Les 3 musiciens, outre Paul Deslauriers, Greg Morency est à la basse et Sam Harrisson à la batterie, dont la réputation n’est plus à faire et dont la chimie est évidente quand ils jouent ensemble, nous offrent ici une excellente réalisation qu’on a du plaisir à découvrir au fil des écoutes successives et qui me donne très hâte de les voir nous présenter en spectacle.

Avec la sortie de l’album, le Paul Deslauriers Band lance un site web tout neuf déjà bien garni en informations variées et où toutes les dates de lancement sont annoncées. http://www.pauldeslauriersband.com/

cliquez sur « play » pour entendre Going Down Slow.

14 mars 2014 Posted by | blues, reportages albums | , , , , | 2 commentaires

• Album Sugar Brown’s Sad Day, sortie le 4 mars 2014.

sugar brown's sad dayNé en Ohio, de son vrai nom Ken Chester Kawashima, fils d’un père japonais et d’une mère Coréenne, Sugar Brown a reçu son nom d’artiste de Taildragger qui lui a dit « You ain’t black…but you sure ain’t white…you’re Sugar Brown ». Multi-instrumentiste, l’auteur compositeur interprète a remporté en 2013, le prix de la Toronto Blues Society Talent Search.

Sugar Brown a gagné ses galons de blues à Chicago où il étudiait l’histoire le jour à l’université  et où il accompagnait des bluesmen tels  que Willie Big Eye Smith et le groupe de Taildragger, les La-Z-Boys, vétérans du Chicago blues, qui gardaient vivant le son et les souvenirs des légendes qu’ils avaient côtoyées: Muddy Waters, Howlin’ Wolf, Little Walter et Magic Sam. Après des études au Japon, Sugar Brown habite maintenant à Toronto et il a toujours continué étudier le jour et à jouer du blues le soir.

Sugar Brown lancera le 4 mars prochain son premier album Sugar Brown’s Sad Day produit et enregistré à Montréal au studio de Bharath Rajakumar à Montréal, Regal Radio Records. Bharath, dont on connait la pureté du style, participe à l’album à l’harmonica et à la guitare et voix d’accompagnement sur plusieurs morceaux et Ben Caissie qui est le batteur du groupe Bharath and his Rhythm Four a ajouté sa présence à la batterie et à la contrebasse. Une collaboration décrite comme magique dans le livret du cd dans lequel les musiciens parlent de leur expérience avec émotion.

Cette collaboration de musiciens dédié à leur art a donné un son qui nous amène aux origines des premiers enregistrements de blues sur disque. De plus, la voix de Sugar Brown, haute et claire, son style épuré, nous rappellent les vieux bluesmen. L’album comprend 15 titres dont 8 pièces originales, plusieurs de celles-ci écrites par Sugar Brown à la suite du décès de son père, telle la triste Sad Sad Day. Ses interprétations de classiques comme Rollin’ and Tumblin’ et It Hurts Me Too sont aussi toutes personnelles et pleines de sensibilité.

Sugar Brown’s Sad Day est un album qui nous fait replonger avec plaisir dans les origines du blues et c’est un style de musique que j’aime beaucoup entendre en spectacle. Les prestations de Bharath and His Rhythm Four m’ont toujours enchantée et, à écouter l’album, on ne peut que désirer voir Sugar Brown sur une scène.

20 février 2014 Posted by | blues, reportages albums | , , , | Laisser un commentaire

♪♫♪ Reportage album Rust Bucket de Sean Pinchin, sortie le 12 novembre 2013.

rust bucket sean pinchin

sean pinchinUne autre belle découverte, Rust Bucket , le tout nouvel album de Sean Pinchin, un jeune guitariste de Toronto. L’album est à paraître le 12 novembre.  Jouées sur deux guitare vintage National Steel de 1932 et 1934, les chansons de l’album sont l’oeuvre de Pinchin seul ou en collaboration avec Rob Szabo qui est aussi le producteur de l’album. Szabo a aussi produit le cd A Natural Fact de Steve Strongman, gagnant du Juno blues de l’année.

On sent d’ailleurs les influences, certaines notes de la guitare et certaines intonations de la très belle voix de Pinchin rappellent Stongman dans ce cd qui offre une belle variété de rythmes acoustiques et électriques aux ambiances touchantes. Sean Pinchin a commencé à écrire pour se délivrer de plusieurs années de dépression et l’écriture est devenue pour lui un moyen d’extérioriser sa peine et sa douleur. Ce qui semble lui réussir, le résultat est franchement bon, le son de guitare slide est bien cru et près des racines et la voix de Pinchin est mélodieuse et pleine de sensibilité.

En plus de Mark McIntyre à la basse et d’Adam Warner à la batterie et percussions, notons la présence remarquable d’Emma-Lee sur 4 chansons à la voix d’accompagnement. Les 4 sont accrocheuses mais j’ai été particulièrement touchée par la douce Comin’ Home et le mariage des voix. Rob Szabo est aux claviers et percussions et Steve Strongman fait une apparition à la guitare et harmonica sur I Wanna Stay in Bed. Gotta Move et Complete Fool ponctuent l’album de leur rythme plus éclaté alors que Dirt Poor est toute acoustique et l’énergie que dégage l’ensemble est très belle.

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29 octobre 2013 Posted by | blues, reportages, reportages albums | , , , , , | Laisser un commentaire

♫♪♫ reportage album, As Sharp As Possible, de Dan McKinnon, sortie le 19 novembre 2013.

asap_lowUne voix mélodieuse, un son de guitare acéré, voilà les impressions qui se dégagent dès les énergiques premières notes de ASAP, As Sharp As Possible, le premier long jeu de Dan McKinnon. Après la publication d’un EP en 2012, ce jeune guitariste de Toronto nous présente son album comprenant 10 chansons originales de McKinnon et produit par  Jack de Kaiser, gagnant d’un Juno, qui a ajouté sa note aux voix d’accompagnement et nous fait entendre le premier solo de The Recipe.

L’album offre un son blues rock, tout à fait énergique où la guitare domine avec bonheur. Les rythmes sont variés, Killing Time et One Regret, tout en douceur, Perfect Ten et son beat Chicago, Lucky One aux airs rumba. Les notes sont un soupçon jazzy dans certains solos tout en conservant, dans les titres comme Ain’t Looking Back, Heart Attack, Different Roads et King Of The Hill, l’énergie et la cohérence qui caractérise l’ensemble. La voix est belle, l’enregistrement est de qualité et l’ensemble nous fait passer un bon moment de blues. Aaron Carter est à la basse et Jon Foster à la batterie.

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Sarah French Publicity

5 octobre 2013 Posted by | blues, reportages, reportages albums | , , , | Laisser un commentaire

♪♫♪ Reportage nouvel album, Chris Buck and the Big Horns, Postcards From Capricorn.

chris buck and the big hornsUne belle découverte que Postcards From Capricorn de Chris Buck, jeune guitariste britannique de 21 ans, cd disponible sur iTunes depuis le 27 août 2013. Alors que le Tom Hollister Trio, le groupe avec lequel il se préparait à enregistrer un album, s’est dissout, le  talentueux guitariste a été recruté par Alan Niven, (ex gérant de Guns’N’Roses, Great White) qui l’a entouré de musiciens de qualité et Postcards From Capricorn, publié sur son étiquette Tru-B-Dor Records,  a résulté de cette collaboration.

Les chansons choisies  donnent à cet album une belle couleur blues rock crue,  la guitare de Buck est explosive et  bien dosée, les rythmes alternent pour donner un ensemble qui s’écoute avec grand plaisir, les ballades sont magnifiques, le son de la guitare y est enjôleur.

Tony Montana (Great White) est à la voix et guitare acoustique, Jimmy Mack à la basse, Michael Thompson aux percussions, Larry Lee aux claviers, Dylan Doherty à la guitare et Virginia West à la voix d’accompagnement.

Un DVD accompagne le disque et comprend 5 pièces instrumentales où l’on voit Buck, seul à la guitare mais accompagné des  musiciens qui sont sur l’album. Un beau bonus qui s’ajoute au CD.

Après avoir entendu le son de ce guitariste, on peut souhaiter que le jeune Chris Buck nous fasse maintenant un album comprenant du matériel original. Il a aussi un album en collaboration avec Sally Ann Evan, une jeune femme dont la voix est magnifique.

Postcards From Capricorn, les titres:

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13 septembre 2013 Posted by | blues, reportages, reportages albums | , , , | Laisser un commentaire

♪♫♪ Reportage albums de Sam Cockrell, I’m In The Business, Colorblind.

Colorblind I'm In The BusinessSam Cockrell, un dynamique bassiste,  accompagnait Head Honchos au Petit Impérial lors de la programmation blues du festival  d’été de Québec  2013, Sam Cockrell a fait montre de son talent à la basse et à la voix, interprétant quelques-unes de ses compositions.

Le bassiste de Chicago a deux albums à son compte et vraiment, quel beau moment musical il nous offre avec ses cd, I’m in the Business (1999) et Colorblind (2001) entièrement composés de chansons écrites et arrangées par lui. Cockrell, à la voix et à la basse, s’est entouré de nombreux  musiciens de talent pour un résultat plein d’éclat qui offre  une belle homogénéité.

Le chanteur bassiste a une superbe voix qui,  par ses mélodieuses vocalises, rappelle celle de Ronnie Baker Brooks. La comparaison est facile à faire puisque Brooks chante en duo avec Cockrell en plus de jouer  de la guitare sur l’éclatante chanson Life du cd Colorblind.  Joanna Connor  avec When We’re Together,  un autre excellent duo avec Cockrell et Chico Banks collaborent aussi à la voix et guitare. Les Memphis Horns accompagnent brillamment plusieurs chansons, les musiciens de Sam Cockrell, Chris Forte à la guitare, Rob Davis à la batterie et John Kattke aux claviers assurent aussi fort bien leur part, la guitare est omniprésente et  les rythmes sont pleins de soul, blues  et de Rythm’n’Blues.

De même, sur I’m in the Business, le bassiste chanteur a recruté plusieurs musiciens pour une aussi belle performance générale.  Notre oreille est  sollicitée par la présence de guitaristes invités tels que Maurice John Vaughn, Carl Weathersby,  Will Crosby, Jimmy Johnson, Johnny V. et plusieurs autres,  soit en lead guitar ou en accompagnement. Claviers, cuivres et  harmonica sont, eux aussi,  bien présents et l’ensemble, tout comme Colorblind,  est très réussi, que ce soit par ses rythmes entrainants comme Having a Good Time ou ses lentes ballades telles que I Know You Still Care About Me. La chanson titre, I’m In The Business est particulièrement belle, décrivant la feuille de route du compositeur. D’entrainants Chicago Blues ponctuent les deux CDs.

Sam Cockrell prépare I’m From Chicago, un nouvel album qui doit sortir fin 2013. Les musiciens invités sont du Delaware, les cuivres de Chicago et les rythmes seront blues  et soul, dans la lignée des précédents disques. On peut donc s’attendre à un autre beau moment d’écoute avec ce nouvel album.

https://soundcloud.com/sam-cockrell-band

13 septembre 2013 Posted by | blues, communiqués, reportages albums | , , , , , , | Laisser un commentaire

♪♫♪ Reportage, album éponyme The Ria Reece Band, sortie le 16 août 2013.

the ria reece band

Le tout premier album de The Ria Reece Band sortira le 16 août prochain.  Ria Reece est celle qui charme son auditoire par sa voix chaude, pleine de soul, et sa présence toute féminine sur scène. Elle nous offre sur ce disque, avec ses musiciens, une belle liste de blues composée de chansons originales et d’interprétations de classiques et l’ensemble est très réussi. Dans la jeune trentaine, la chanteuse originaire de Toronto habite maintenant Montréal et elle chante depuis son enfance. Sa carrière professionnelle a débuté en 2011, année qui a vu la naissance du Ria Reece Band. Les influences du groupe sont soul, blues et  Rythm’n Blues.

Les musiciens, André Chevarie à la guitare, Martin Laporte à la batterie et Sylvain Lamothe à la basse, ont sur le disque, tout comme en spectacle, une présence riche qui met la voix de la chanteuse en valeur, comme dans un écrin.

Les compositions, auxquelles on s’attache un peu plus à chaque écoute, sont You Can’t Save Her, All Of Us, The Road et Whisper, crées par André Chevarie et/ou Francis, Francis étant le nom de famille de Ria. Les classiques sont I Just Want to Make Love to You, I’d Rather Go Blind, Something’s Got a Hold on Me, At Last, Tell Mama et le traditionnel et émouvant The Rising Sun. Chaque interprétation a sa belle personnalité, bien rendue par la magnifique voix de Ria Reece et le talent de ses musiciens.

Le lancement se fera au Petit Medley le 16 août. L’album sera disponible sur place, vous pourrez aussi vous le procurer sur le site web du groupe, chez HMV et sur iTunes.

7 août 2013 Posted by | blues, reportages, reportages albums | , , , | Laisser un commentaire

♪♫♪ Reportage album Working On It de Blues Delight, sortie le 27 mai 2013.

blues delight-cd

Fort de  ses 40 ans de carrière, Vincent Beaulne, qui est aussi directeur musical de Camp de Blues du Festival International de Jazz de Montréal, et so9n groupe Blues Delight, nous offrent leur troisième album intitulé Working On It dont  le lancement se fera le 27 mai au Savoy du Métropolis. Le disque comprend 12 titres originaux, musique de Vincent Beaulne et paroles de Vincent et Robert Langlois et, autant par les paroles que par les rythmes, le cd forme un tout qui nous met dans une belle ambiance blues.

Belle surprise dès le départ, Carmelle Brodeur-Gauvin et Laurence-Lafond-Beaulne ajoutent, en chœur,  une très jolie  touche féminine sur les deux entrainants morceaux d’ouverture, la chanson titre du cd Working On It et Let’s Go Downtown.  On  entend sur le cd les riches lead guitare et voix de Vincent Beaulne, les sax de Dave Turner, la basse de Marco Desgagné et la batterie de Gilles Schetagne auxquels Laurent Trudel a ajouté  voix, violon, harmonica et guitare. Trudel chante deux des titres de l’album, Bad Girl et Bad Wind.

J’ai eu plusieurs coups de cœur sur cet album, la belle ballade B is for Blues, les instrumentales Dirty Driff et I Will Miss You, cette dernière, avec son petit feeling country à la slide. Ride the Sky  et Bad Wind au beat bien punché enrichi d’harmonica. L’ambiance douce-amère, guitare harmonica, de Look at What You’ve Done vient aussi me chercher tout comme les inclusions de violon dans Outlaw et le sax, parfois un brin jazz dans plusieurs morceaux.  Working On It est un disque qui, tout en restant homogène à l’écoute,  offre un bel éventail de rythmes qui vous donnera de beaux  moments de blues à savourer.

20 mai 2013 Posted by | blues, reportages, reportages albums | , , , | 4 commentaires