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Le blues du Québec, le blues musique!

♫♪♫ Reportage album « Guitar Heroes » James Burton, David Wilcox, Amos Garrett and Albert Lee disponible le 4 mai 2015.

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guitar heroes-Enregistré live et sans retouches en juillet 2013 au Vancouver Island MusicFest, l’album Guitar Heroes réunit pour un seul spectacle quatre légendes de la musique, quatre guitaristes qui ont vécu « L’Époque », les années 60-70 avec les plus grands tels Elvis, Eric Clapton, The Everly Brothers, Bonnie Raitt, Roy Orbison. Les noms de ces  maîtres de la Telecaster sont James Burton, né en 1939, il a été le guitariste d’Elvis de 1969 jusqu’à la fin brutale de ce dernier en 1977. Albert Lee a été avec Eric Clapton pendant 5 ans, Amos Garrett (Paul Butterfield, Bonnie Raitt etc) et David Wilcox (plusieurs disques Or et Platine).

Comme sur tout bon album live qui a une qualité de son telle que celui-ci, l’ambiance est au rendez-vous avec le son de la foule. La liste des titres nous plonge dans un univers de souvenirs avec, d’entrée de jeu, That’s All Right (Mama). Pas de grandes envolées sur cet album mais un son dru où les solos se succèdent avec chacun son style propre, parfois minimaliste à la manière de l’époque d’où ressortent les notes originales qui surprennent agréablement.

Les solos se succèdent dans l’entente mutuelle, et comme le dit Doug Cox le directeur musical,  les ego sont mis de côté, rien à prouver, pas de jeune énergie nerveuse, juste des vétérans ensemble, entre collègues de musique.

4 des 11 pièces sont instrumentales dont Sleep Walk jouée par Amos Garrett, Only The Young met en évidence le talent de John Greathouse aux claviers. Celui-ci se démarque d’ailleurs tout le long du spectacle. Polk Salad Annie est aussi très réussie instrumentale.

David Wilcox a beaucoup de charisme et il présente ses acolytes à chaque nouveau solo. Lui et Albert Lee se partagent les chansons à la voix sauf sur Suzie Q, pris en charge par Greathouse. L’ensemble donne un son qui mélange le rockabilly, blues et country dans un heureux retour aux sources.
That’s All Right (Mama)

3 mai 2015 Posted by | blues, communiqués, reportages albums | , , , , | Laisser un commentaire

♪♫♪ reportage album After The Storm de Bob Walsh, sortie le 28 avril 2015.


bob walsh--Après avoir éprouvé de graves ennuis de santé et causé beaucoup d’inquiétude à ses fans au cours des deux dernières années, Bob Walsh revient en force avec son nouvel album After The Storm, un album au visuel qui montre la mer qui, elle aussi, peut mettre la vie en danger.

Beaucoup d’amateurs de blues et de jazz ont des souvenirs de Bob Walsh, une institution au Québec qui a commencé sa carrière dans les années 60. Il a fait les beaux jours de plusieurs bars et salles de Québec avant de continuer sa carrière à Montréal. Avec ce 11ième album, Bob Walsh offre un mélange de blues teinté de folk et aussi de jazz.

L’album a été enregistré à Montréal aux studios Picolo et Audiobec avec Jean-François Girard aux claviers et à la réalisation et aux arrangements, Guy Bélanger à l’harmonica, Christian Martin aux guitares, Jean Cyr à la basse et Bernard Deslauriers à la batterie. S’ajoute une section cuivre qui enrichit l’ensemble, David Bellemare et François D’Amours aux sax, Jocelyn Couture à la trompette et Jean-Nicolas Trottier au trombone.

L’album comprend 13 chansons allant d’interprétations de classiques dont la belle A Whiter Shade of Pale(Procol Harum), aux compositions d’auteurs québécois, Ray Bonneville, Michael Jerome Browne, Dale Boyle et Vincent Beaulne. After The Storm, composée par Walsh est une action de grâce à la santé retrouvée et à l’amour des proches.
Bob Walsh présentera ce nouveau disque le 29 avril à Montréal lors de la soirée de lancement au Bistro à Jojo – qui fête cette année son 40e anniversaire – et sera en spectacle à Québec le 2 mai à L’Impérial Bell, le 8 mai au Vieux Théâtre de Terrebonne, le 6 juin au Vieux Clocher de Magog, le 10 juin au Petit Chicago et le 23 juillet à Victoriaville dans le cadre du Festival de Blues. Les autres dates de la tournée 2015- 2016 seront annoncées sous peu.

http://www.bros.ca/bros/fbwalsh.htm

SIX media

17 avril 2015 Posted by | blues, reportages albums | , , , | Laisser un commentaire

♪♫♪ reportage album Heavy Blues de Randy Bachman disponible le 14 avril 2015.

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Cofondateur des Guess Who, figure légendaire du rock’n’roll, Randy Bachman est reconnu comme l’architecte du rock canadien. Il a vendu plus de 40 millions d’albums en carrière et obtenu 120 disques d’or et platine. Il nous arrive avec Bachman, un trio d’enfer où il est accompagné de deux femmes, Anna Ruddick à la basse et Dale Anne Brendon à la batterie et il nous présente son tout nouvel album Heavy Blues. Une liste de prestigieux collaborateurs s’ajoute sur 7 des 11 titres originaux avec la présence de Neil Young, Peter Frampton, Joe Bonamassa, Scott Holiday (Rival Sons), Robert Randolph, Luke Doucet (Whitehorse) et le regretté Jeff Healey. Ces invités donnent tout son sens au mot Heavy du titre avec des solos de guitare tous plus échevelés les uns que les autres qui s’insèrent avec bonheur dans les compositions de Bachman.

Les titres de l’album reflètent l’amour de Bachman pour le rock des années ’60 pour nous donner un blues rock lourd et intense qui sait garder une ligne mélodique. Les thèmes sont délicieusement blues, tristes, fatalistes ou mystiques, invoquant autant Dieu (superbe gospel, Oh My Lord, invité Robert Randolf) que le diable (Confessin’ To The Devil, invité Jeff Healy) et même les douces saisons de Paris (Please Come to Paris, invité Luke Doucet) chanson où le rythme lourd et rock est assez en contraste avec le sujet plutôt bucolique. L’enfance, ou le passage de l’enfance à l’âge adulte, est aussi évoqué dans la très belle Bad Child, (invité Joe Bonamassa), The Edge et Little Girl Lost, (invité Neil Young). La seule ballade de l’album est la superbe We Need To Talk, un thème dont toute personne en couple comprendra le petit pincement ressenti quand on entend ces mots. Le livret comprend les paroles des chansons, détail toujours apprécié.

Randy Bachman, qui nous instruit et nous divertit avec son intéressante émission Vinyl Tap à CBC Radio, ne fait pas dans la dentelle pour ses 71 ans, il nous offre un album énergique où, aidé de Kevin Shirley (Iron Maiden, Rush, Led Zeppelin) à la réalisation, il a voulu dépasser ses limites et  prendre, selon ses dires, certains chemins encore inexplorés.

Bachman sera en spectacle au Corona le 16 avril 2015.

1- The Edge
2- Ton Of Bricks – invité Scott Holiday
3- Bad Child – invité Joe Bonamassa
4- Little Girl Lost – invité Neil young
5- Learn To Fly
6- Oh My Lord – invité  Robert Randolph
7- Confessin’ To The Devil – invité Jeff Healey
8- Heavy Blues – invité Peter Frampton
9- Wild Texas Ride10- Please Come To Paris – invité Luke Doucet
11- We Need To Talk
source Six Media

Randy Bachman

Vinyl Tap

10 avril 2015 Posted by | blues, communiqués, reportages albums | , , , | Laisser un commentaire

♪♫♪ Reportage album Chin Up de John Campbelljohn, sortie le 10 mars 2015.

john campbelljohnLe guitariste John Campbelljohn originaire de l’ile du Cap Breton en Nouvelle-Écosse nous offre son 12ème album intitulé Chin Up. Gagnant et en nomination pour de multiples prix au fil de ses 40 ans de carrière, dont les Maple Blues Awards, East Coast Blues Awards, Real Blues Awards, Music Nova Scotia Entertainer Of The Year, Blues Recording Of The Year & Musician Of The Year, Campbelljohn est reconnu comme un maître de la slide.Ce tout nouvel album comprend 12 chansons originales écrites par Campbelljohn en collaboration, principalement, avec Eric Slone et Stan Crew.

 

L’entrainante The Mumble Boogie ouvre la liste où la contrebasse accompagne bien la slide. Meet My Maker apporte un beau mélange de guitares sur le thème de la rencontre avec le Créateur, les voix d’accompagnements sur The Poor Man Pays et le thème de la richesse et de la pauvreté donnent un rythme lancinant très réussi.

Certaines pièces, telles que I Got It All, Attitude, Castaway, Stop Making Excuses, Sally in the Alley sont résolument énergiques et on entend une ambiance plus feutrée avec How Stupid Is That avec ses airs folk blues. Fantastico Supremo est particulière avec ses voix d’accompagnement masculines et son rythme très entrainant. She’s Gone ouvre acoustique et présente un rythme plutôt country blues.

Je trouve que la pochette de l’album représente bien l’ensemble, plusieurs guitares sont en vedette, cigar box, acoustique, slide, lap steel, les rythmes varient pour nous présenter une belle palette de styles et le son d’enregistrement est de grande qualité. Je n’ai vu qu’une fois John Campbelljohn en spectacle et j’avoue que cet album me donne le goût de le revoir, espérons qu’il reviendra dans la région sous peu.

source: Sarah French Publicity
site web: http://www.campbelljohn.com/
pour écouter les chansons: http://www.campbelljohn.ca/index
facebook: https://www.facebook.com/john.campbelljohn

10 mars 2015 Posted by | blues, reportages, reportages albums | , , , | Laisser un commentaire

♫♪♫ reportage album Smokin Joe Kubek And Bnois King, Fat Man’s Shine Parlor sortie le 24 février 2015.

smokin joeLiving Blues Magazine a décrit Smokin Joe Kubek And Bnois King comme “powerful, hard-nosed, authentic roadhouse blues” hard-nosed (guidé par l’expérience et l’esprit pratique et non par la théorie) s’applique très bien à ce duo de guitaristes. Smokin Joe avec son Texas Blues enflammé et Bnois, issu du milieu jazz de la Louisiane, plus subtil et dont la voix mélodieuse est reconnaissable entre toutes, se complètent à merveille et en sont à plus de 25 ans de collaboration réussie. Après 4 albums chez Alligator et Delta Groove dans les années 2008 à 2013, le duo revient en 2015 dans le giron de Blind Pig avec qui il avait signé pour Roadhouse Research en 2003, Show Me The Money en 2004 et un DVD et CD intitulés My Heart’s In Texas en 2006. 

Un des nombreux succès de foule de l’inoubliable volet blues du festival d’été au Petit Impérial a été le spectacle de Smokin’ Joe Kubek et Bnois King en 2011 où ils en avaient impressionné plus d’un (reportage) et en écoutant Fat Man’s Shine Parlor, le plaisir d’entendre la guitare et les mélodies du duo m’a rappelé de beaux souvenirs de les avoir vu live à Québec.

Le titre de l’album, Fat Man’s Shine Parlor est inspiré d’un commerce de cirage de chaussures situé dans un quartier mal famé de Dallas qui a été une pouponnière du jazz et du blues au début du 20ème siècle et qui a fasciné Kubek dans sa jeunesse. Une solide section rythmique est bien en évidence et on y entend, pour mon plus grand plaisir, beaucoup de guitare. L’instrumentale Lone Star Lap Dance en est un bel exemple avec ses solos qui alternent mais l’album au complet nous fait profiter du son de cet instrument, autant le lead que l’accompagnement et Kim Lafleur, un guitariste invité ajoute même sa touche sur trois titres. L’album ouvre sur un boogie, Got My Heart Broken. Diamond Eyes est superbe avec son beau beat un peu lancinant des deux guitares qui jouent synchrones. Que serait un CD blues gagnant sans son slow classique? le magnifique Done Got Caught Blues est une réussite sur le thème des amours infidèles. Thème qui se répète sur l’album, le coût des voyages pour les musiciens, l’alcool, l’amour, la vie quoi, sont aussi abordés.

Les fans de blues retrouveront avec plaisir sur Fat Man’s Shine Parlor  la symbiose de ce duo presque improbable où la machine de guerre du Texas et la délicatesse de la Louisiane s’entendent à merveille.

  1. Got My Heart Broken
  2. Cornbread
  3. Diamond Eyes
  4. Crash And Burn
  5. River Of Whiskey
  6. Don’t Want To Be Alone
  7. Brown Bomba Mojo
  8. How Much
  9. One Girl By My Side
  10. Lone Star Lap Dance
  11. Done Got Caught Blues
  12. Headed For Ruin

source: Stony Plains Records

http://www.smokinjoekubek.com/

https://www.facebook.com/SmokinJoeKubek/

15 février 2015 Posted by | blues, communiqués, reportages albums | , , , , | Laisser un commentaire

♪♫♪ reportage album Anybody Listening, de Cécile Doo-Kingué, disponible le 24 février 2015.

Poétique, engagé, sexy, voilà qui qualifie le nouvel album de Cécile Doo-Kingué intitulé Anybody Listening part 1: monologues. Seule avec sa guitare acoustique, la chanteuse de Montréal nous présente ses réflexions sur la tolérance, l’abus, l’amour, la guerre, les souvenirs d’enfance, dans un langage percutant de justesse. La voix rauque et le talent de la guitariste se conjuguent pour donner un son d’ensemble résolument bluesy. Enregistré dans le studio de Doo-Kingué, The Bedroom, l’album présente un son impeccable, guitare, voix et un soupçon de percussions. Les sujets sont crus et vrais, comme la vie qui va parfois mal et parfois bien. Six Letters est dédiée aux victimes du racisme et du profilage alors que la superbe Bloodstained Vodka dénonce l’hypocrisie des puissances de l’ouest face aux lois homophobes de la Russie lors des derniers jeux olympiques. La chanson titre, Anybody Listening, à la musique accrocheuse comme plusieurs pièces de l’album, est touchante dans sa description de la solitude dans la foule et du besoin d’amour.

Home, parle aussi de tolérance et d’ouverture et je trouve le clin d’oeil intéressant puisqu’elle est chantée dans nos deux langues…

« On s’unit dans la musique, on s’unit dans la danse
Pourquoi pas dans notre quotidien cette même tolérance
If we live and let live, we can all just be
Maybe find some peace and harmony »

Citoyenne du monde, Cécile Doo-Kingué est new-yorkaise de naissance, camerounaise d’origine et benjamine d’une grande famille. Elle a habité les États-Unis et la France avant de poser ses valises définitivement à Montréal. Rapidement, elle s’est taillée une solide réputation. Talentueuse guitariste, elle a accompagné le Montreal Jubilation Gospel Choir, Corneille, Tricia Foster, Marie-Christine et plusieurs autres artistes.

Ses visites au Petit Impérial de Québec ces dernières années ont soulevé l’enthousiasme des amateurs qui ont découvert une auteur compositeur sensible qui sait faire passer ses messages tout en les présentant teintés d’humour ce qui donne un spectacle joyeux, rempli de surprises musicales et de matière à réflexion. Cécile Doo-Kingué sera à Montréal, Québec et Gatineau pour le lancement de Anybody Listening en février.

source: http://sixmedia.ca/

site de l’artiste: http://www.cdkmusik.com/

facebook: https://www.facebook.com/ceciledookinguemusik/timeline

23 février http://www.quaidesbrumes.ca/

26 février http://www.laninkasi.ca/

28 février http://www.petitchicago.ca/fr

reportage spectacle 2012

 

14 février 2015 Posted by | blues, communiqués, reportages albums | , , , , , | Laisser un commentaire

♪♫♪ Reportage album Harry Manx, 20 Strings and the Truth, disponible le 10 février 2015.

harry manx20 Strings and the Truth fera sûrement plaisir à plusieurs fans d’Harry Manx. Demandé et espéré depuis plusieurs années par les fans du guitariste, ce dixième album en carrière comprend sept pièces instrumentales dont 6 originales et une interprétation, Crazy Love de Van Morisson, et deux chansons, Summertime (Gershwin) et Waiting in Vain (Bob Marley). La Mohan Veena, hybride de guitare et de sitar, est à l’honneur et, puisque cet instrument à 20 cordes est devenu sa marque de commerce, les fans de Manx seront ravis, elle est sans conteste la vedette de l’album. 20 Strings and the Truth offre un blues américain à forte teneur en musique classique indienne.

Se basant sur le modèle et les sentiments des ragas indiens (wikipedia: terme sanskrit signifiant attirance, couleur, teinte ou passion, le raga est un cadre mélodique) Harry Manx a créé ses propres chansons. Même les Summertime et Waiting in Vain, les deux titres où l’on peut entendre la voix chaude du guitariste, prennent la couleur de Manx et de la Mohan Veena.

Harry Manx nous offre cet album sur lequel il a travaillé pendant les deux dernières années où chaque pièce a été conçue comme la trame sonore d’un voyage intérieur, le point de départ qui nous permet de vivre le moment présent et de l’apprécier.

01 Veenarama (cliquer pour écouter)
02 Phunkista
03 Summertime
04 Waiting In Vain
05 Blues Walk
06 Love is Enough
07 At Your Feet
08 Into The Unknown
09 Crazy Love

source http://sixmedia.ca/

http://harrymanx.com/

https://www.facebook.com/HarryManx/timeline

spectacles: http://harrymanx.com/tour/

Enregistré au studio Dog My Cat

 

3 février 2015 Posted by | blues, reportages albums | , , , | Laisser un commentaire

♪♫♪ reportage album Swamp Tooth Comb de TG and the Swampbusters disponible maintenant.

tgTim Gibbons originaire de Hamilton en Ontario revient à ses racines rock et blues avec Swamp Thooth Comb  sorti en janvier 2015 et comprenant 9 pièces originales. Tim Gibbons a commencé à jouer de la musique comme batteur dans un band de garage à l’école et est ensuite devenu joueur de banjo et de guitare. Il a commencé sa carrière professionnelle à 17 ans et a joué dans plusieurs groupes et, à la fin des années ’90, il a joué de la basse, de la batterie et de l’orgue sur la bande du film de Daniel Lanoix, Sling Blade, gagnant d’un Oscar. Sa chanson Lonely One est parue dans le film et sur la bande originale. Suite à ce succès, Gibbons lance un album intitulé Shylingo avec le producteur Mark Howard, gagnant d’un Grammy.

En 2006, Tim Gibbons remporte le prix album roots, album instrumental et compositeur de l’année aux Hamilton Music Awards. En 2011, il lance un album Americana intitulé Trail of Smoke sous le nom d eCootes Leland produit par Michael Timmins de Cowboys Junkies. Avec un tel bagage, Tg apporte à Swamp Tooth Comb son expérience et sa maitrise de la composition. Un album feutré, la guitare est excellente avec des notes un peu country, la voix est juste et l’accompagnement à l’harmonica ajoute sa couleur à l’ensemble.

Sous étiquette Booze Records

Tim Gibbons, guitare, voix

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31 janvier 2015 Posted by | blues, reportages, reportages albums | , , , | Laisser un commentaire

♪♫♪ reportage album Grand Remous Rhum & Blues Café de Réjean Nadon disponible maintenant.

grandremousÇa été une surprise pour moi d’apprendre que Réjean Nadon, en plus de se dédier avec passion à la promotion du blues depuis des années avec le site Le Net Blues, est aussi guitariste et chanteur. Il nous offre, avec Grand Remous, Rhum and Blues Café, 11 titres originaux choisis dans ses compositions des 40 dernières années dont quelques unes sont en collaboration avec Jean-Guy Pouliot. Une interprétation fait partie de la liste, Que du Blues d’Alain Poillot.

Une fois surmonté le préjugé causé par l’habitude de n’entendre que du blues en anglais, Grand Remous s’avère un excellent album autant par les sujets traités que par la musique. La voix de Réjean, parfois plus parlée que chantée, qu’il dit lui-même avec humour n’être pas son talent principal, est très bien utilisée sur toutes les chansons. Et, sur l’ensemble de l’album, la musique est excellente avec des rythmes blues et rock qui puisent leur inspiration autant dans le rock québécois que dans le blues de Chicago des années ’70-’80.

 

Pour moi, puisque je suis plus à l’aise avec la langue, les paroles prennent plus d’importances que sur un album en anglais. On a ici une superbe palette d’émotions décrites avec sensibilité. Reviens J’ai les Blues très touchante nous parle de la dure réalité de la maladie, Tu vas Tomber, ce drame intense qui se déroule sur un pont alors que les gens dans le trafic sont soit curieux du dénouement, soit impatients que ça se termine pour rentrer chez eux, et Terre de Ton Père qui décrit tout le labeur que demande la terre plus ou moins fertile quand on doit la travailler pour vivre. Avec un réalisme poétique et parfois plein d’humour Réjean nous raconte notre saison « préférée » (L’hiver), la Gaspésie (Gaspé Boogie), le trafic (Relaxe), la frénésie du temps présent (Vie de Fou), la vie underground de la ville (Ville de Nuit), la sensualité de la danse, (Danse), le joueur de blues typique ou atypique, selon les régions et les juke joints (Pancho).

Enregistré en août 2009, l’album rassemble, en support à la voix et à la guitare soliste de Réjean Nadon, André Guérard (guitare), Claude Sauvé (basse), Benoit Ste-Marie (batterie). Se sont ajoutées plus tard les collaborations de J.D. Slim (guitare acoustique, slide et basse), Bernard Deslauriers et Jean-François Paradis (batterie) Marc Deschênes (basse) et Michel Chasles (B3) et la fille de Réjean, Carolyne au piano.
Un excellent album franco, paroles et sujets accrocheurs, bien soutenus par une trame sonore solide, le tout présenté sans prétention, la preuve, la photo de Réjean à l’intérieur de la pochette, super chic tout de noir vêtu, assis sur un banc et tenant sa Gibson et chaussé…de pantoufle en phentex…

http://www.lenetblues.com/Boutique-2014.html
http://www.cdbaby.com/cd/grandremous

30 janvier 2015 Posted by | blues, communiqués, reportages albums | , , , , , | Laisser un commentaire

♪♫♪ Reportage album, Inside Out de Roly Platt, sorti oct. 2014.

roly plattC’est tout à fait intéressant de connaître de nouveaux musiciens et surprenant de réaliser qu’ils ne sont pas du tout nouveaux mais qu’ils ne demandent qu’à être découverts de ce côté-ci du Canada. Par exemple, d’Ontario, Roly Platt, qui cumule 35 ans de carrière comme harmoniciste accompagnateur en spectacle et en studio. Il a fait de la tournée et a enregistré avec de grands noms comme Dutch Mason et Matt Minglewood. Il nous présente Inside Out, son premier album solo.

Produit par Lance Anderson qui y joue tous les claviers, le cd est principalement instrumental. Il comprend 4 chansons sur les 11 titres avec, comme artistes invités, Steve Strongman à la voix et guitare sur Good Mind to Wander où on reconnait bien son style et Ocean of Tears, un vrai bon slow blues où l’harmonica, la guitare et le piano se marient à merveille. Ces deux chansons sont co-écrites par Strongman et Platt. Jordan John chante et joue de la guitare acoustique sur une ballade country, Bartender’s Blues. Roly Platt quant à lui, chante Rippin’ It Up, un boogie woogie signé par lui et où l’on constate avec plaisir que c’est par choix et non par manque de voix que l’album est en grande partie instrumental. Les amateurs d’harmonica seront bien servis, l’instrument est en évidence sur la majorité des chansons et il est accompagné avec bonheur par la guitare, le piano et l’orgue qui ressortent tout aussi bien.
Over the Rainbow et Georgia on My Mind sont des classiques très connus. Je me disais en écoutant les premières notes qu’on les avait beaucoup entendues mais la magie fait son effet, le piano et l’harmonica sont en superbe harmonie pour nous donner de très belle version de ces titres. I Got a Woman de Ray Charles, Mad River et Funk Shui de Roly Platt, Congo Strutt de Lance Anderson, Put It Where You Want It de Joe Sample sont les pièces instrumentales qui complètent l’album. Avec comme principaux musiciens, Al Cross à la batterie, Russ Boswell à la basse, Lance Anderson aux claviers.
Source Sarah French Publicity
http://www.rolyplatt.com/
https://www.facebook.com/roly.platt
http://www.platypusdesign.ca/         

9 décembre 2014 Posted by | blues, communiqués, reportages albums | , , , | Laisser un commentaire

♪♫♪ Reportage album Bad Taboo de Carolyn Fe Blues Collective disponible maintenant.

bad tabooPour faire suite à Original Sin qui a remporté le Lys Blues du meilleur album blues et styles associés en 2012, Carolyn Fe Blues Collective nous offre son troisième album, Bad Taboo. Le groupe a uni ses efforts de création puisque les 13 chansons de l’album sont des compositions d’un ou plusieurs musiciens avec Carolyn Fe Trinidad. Dès la première écoute on apprécie la qualité du son et des arrangements ainsi que la voix chaude de Carolyn Fe. Bad Taboo, la chanson titre, est un bijou avec la voix d’accompagnement de Carol Schumph et la guitare de Shun Kikuta (Koko Taylor), surnommé le BB King asiatique par BB King lui-même.

Guy Bélanger, qui vient tout juste de sortir son album Blues Turn (reportage), met sa touche magique à l’harmonica sur la rythmée Life’s Just That Good qu’il a aussi co-signée et sur Whole Lotsa Trouble au charmant beat acoustique. L’excellent son d’ensemble est apporté par Tim Alleyne aux claviers, Rami Cassab à la guitare, Dan Legault à la batterie et Oisin Little à la basse, Luc-Jason Murphy au sax donne une groove du tonnerre à Bad Things, Kevin Hugues est aux back vocals sur Not Anymore qui a une belle énergie avec ses voix d’accompagnement et sa finale. Promised, avec une ouverture tout en douceur à la guitare et ses claviers est aussi superbe.

Goodbye composée par Carolyn Fe et Oisin Little a une ambiance très particulière avec son rythme dépouillé et triste, une chanson courte qu’on verrait bien dans un film d’amours déçus. Le beat éclaté à la guitare et lancinant à la basse de Redemption est lui aussi tout à fait intéressant. L’album ouvre sur All About Them au rythme entrainant et, comme sur tous les titres, la trame musicale est accrocheuse, les compositions ont toutes leur style original et l’ensemble nous offre une belle découverte où le plaisir croit avec l’usage.

http://www.carolyn-fe.com/

 

9 novembre 2014 Posted by | blues, communiqués, reportages albums | , , , , | Laisser un commentaire

♫♪♫ Reportage Extra Jimmies de Jimmy Thackery, sortie octobre 2014.

extra jimmiesSorti depuis le début d’octobre, Extra Jimmies de Jimmy Thackery nous présente 13 chansons remastérisées dont 7 compositions de Thackery, extraites de 3 albums publiés de 1992 à 1998 et dont le tirage est épuisé. Même les photos sont d’époque, on y voit un Jimmy Thackery jeune, je dirais dans la quarantaine, alors qu’il a maintenant dans la soixantaine. Thackery est décrit comme un des meilleurs guitaristes de sa génération, c’est en tout cas un de mes préférés. Il a ce talent du rythme mélodieux qui manque à certains guitaristes, même virtuoses.

Pour l’avoir vu à l’Autre Caserne en 2004 et où, dans mon souvenir, il n’avait pas chanté, je m’attendais un peu à un album tout instrumental. Mais non, une seule instrumentale fait partie de la liste, la populaire Rude Mood de Stevie Ray Vaughan tout à fait réussie. Pour les autres titres, c’est Thackery qui chante, sauf sur You Upset Me Baby et I Would’nt Change a Thing où Mark Tutso est à la voix et si les deux homme ont un peu le même timbre, la voix de Tutso est plus harmonieuse.

Un des trois albums, Wild Night Out!(1995) étant « live », il y  un beau mélange d’ambiances dans la liste des chansons. You Upset Me Baby qui a un beat dansant en diable, Trouble Man avec ses airs blues-rock, Flying Low et Empty Arms Motel où on entend la foule donnent beaucoup de dynamisme à l’album, le son est un peu plus écho, on sent les grands espaces et le plaisir du « live » vient me titiller à l’écoute de ces chansons. Tirée du premier album de Jimmy Thackery, Empty Arms Motel, sorti en 1992, on retrouve Lickin’ Gravy (George Butler), une superbe démonstration de guitare sur un rythme lent de vrai slow blues, Love To Ride (Keith Sykes) est une ballade et Honey Hush (Lowell Fulson) offre aussi un beau moment de guitare.

Write If You Find Love, I Got to Be Strong, Take Me With You When You Go, qui est un zideco accompagné à l’accordéon par Chubby Carrier, I Would’nt Change A Thing une chanson d’amour, chantée par Tutso et Monkey, sont extraites de l’album Switching Gears (1998) complètent l’album.

Source: Stony Plains Records http://www.stonyplainrecords.com/
http://www.jimmythackery.com/

  1. Write If You Find Love (5:23)
  2. You Upset Me Baby (5:58)
  3. Rude Mood (4:34)
  4. I Got To Be Strong (3:30)
  5. Lickin’ Gravy (5:58)
  6. Take Me With You When You Go (3:30)
  7. Love To Ride (4:35)
  8. Trouble Man (5:15)
  9. I Wouldn’t Change A Thing (5:51)
  10. Honey Hush (4:02)
  11. Flying Low (4:24)
  12. Empty Arms Motel (4:44)
  13. Monkey (3:53)

1 novembre 2014 Posted by | blues, communiqués, reportages albums | , , , , , | Laisser un commentaire

♪♫♪ Reportage album, Lucky 13 de Chris Duarte Group, disponible en octobre 2014.

lucky-13-300x300Chris Duarte a fait du chemin depuis qu’il a commencé à jouer comme guitariste dans des groupes au début des années ’80. Il a été beaucoup influencé par le jazz et a joué dans plusieurs groupes de ce style avant de gagner de la popularité 10 ans plus tard à Austin avec son trio le Chris Duarte Group.

Un de mes beaux souvenirs du festival de blues de Donnacona (reportage) est le spectacle de Chris Duarte Group en 2013 qui nous présentait My Soul Alone. Cette année, tout frais sorti, Chris Duarte nous offre Lucky 13. Plus éclaté que My Soul Alone, Lucky 13 présente 14 compositions de Duarte qui donne tout son sens à l’appellation power trio avec John Mcnight à la batterie et Kevin Vecchione à la basse. Un seul artiste invité, Art Groom à l’orgue sur Setting Sun qui fait partie justement du côté éclaté de cet album: 3 chansons présentées sous l’appellation Meus Via Vita Suite où le rythme et le style s’éloignent du blues traditionnel tout en nous montrant à quel point Duarte est un auteur compositeur qui a plusieurs facettes à sa personnalité musicale et où on perçoit ses influences jazz et fusion.

Tout amateur appréciera les rythmes rock’n roll et les sonorités blues rock solides des titres tels que Weak Weels, Not Chasing It, Man Up, Crazy For You, Ain’t Gonna Hurt No More et les airs joyeux de Who Loves You et de Here I Come. Minefield of My Mind et Jump The Trane sont des instrumentales dynamiques alors que Let It Go est une touchante chanson au rythme lent où la guitare ressort magnifiquement.

Chris Duarte est fier de ses années comme « sideman » qui lui ont appris les ficelles du métier et l’ont mis en contact avec plusieurs styles de musique. Son expérience sur la route et à fréquenter un grand nombre de musiciens ont fait de lui ce qu’il est présentement, un musicien qui a développé son style propre, qu’il faut voir live et où chaque spectacle est différent des précédents.

site web: http://chrisduartegrp.com/

Facebook: https://www.facebook.com/ChrisDuarteGroup

source:  Jo-Ann Freda Promotions http://joannfredaagency.com/index.html

étiquette:  Blues Bureau Int./Shrapnel Records http://shrapnelrecords.com/artist/chris-duarte

 

29 octobre 2014 Posted by | blues, communiqués, reportages, reportages albums | , , , , | Laisser un commentaire

♫♪♫ Reportage album, Belmont Boulevard, JW Jones sortie 7 oct. 2014.

jw jones-Belmont Boulevard, soutenu avec succès par la communauté avec un projet Kickstarter est maintenant réalité. C’est toujours un beau moment de découvrir un nouvel album d’un artiste canadien de talent comme JW Jones. D’autant plus que l’ayant vu à plusieurs occasions dont la plus récente au Cécile et Ramone (reportage) ce printemps, je retrouve avec plaisir le son de la guitare, la voix mélodieuse et on imagine même en écoutant l’album, la bonne humeur et l’énergie qui caractérisent les spectacles de ce jeune guitariste d’Ottawa. JW Jones a commencé à jouer de la batterie à 13 ans, Led Zeppelin, Jimi Hendrix et du rock classique. C’est un spectacle de BB King qui l’a fait tomber en amour avec le blues et la guitare. Il en a fait sa carrière depuis lors avec beaucoup de ténacité à tel point qu’il a remporté cette année le Top 40 Under 40, récompense qui honore 40 jeunes entrepreneurs de la région d’Ottawa sur un total de 250 nominations pour leurs réalisations professionnelles et leur implication dans la communauté.

Reconnu par ses pairs pour son talent et sa fougue, il s’est assuré de plusieurs collaborations sur ses précédents albums et, pour ce tout nouveau cd produit à Nashville, le renommé Tom Hambridge est le producteur et a co-écrit plusieurs chansons avec Jones. Hambridge a été 4 fois nommé au Grammy Award, il a été gagnant en 2011 pour Living Proof de Buddy Guy et a collaboré avec plusieurs grands noms de la chanson. Belmont Boulevard est distribué par Stony Plains au Canada, de plus Jones a signé avec Blind Pig cet été pour la distribution de ce huitième album aux États Unis et celle-ci vient de publier une vidéo de l’entrainante Love Times Ten, premier titre de l’album où l’on voit Jones en compagnie des musiciens qui l’accompagnent maintenant sur scène avec brio, Laura Greenberg à la basse et Jamie Holmes à la batterie. Ils sont d’ailleurs sur l’album pour 4 chansons alors que Tom Hambridge lui-même est à la batterie, aux voix et percussions pour les 8 autres titres avec Rick Wynans aux claviers, Rob McNelley à la guitare et Dave Roe à la basse. Deux reprises, Watch Your Step (Bobby Parker) et What’s Inside of You (Buddy Guy) sont bien intégrées à l’ensemble.

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20 octobre 2014 Posted by | blues, reportages, reportages albums | , , , | Laisser un commentaire

♪♫♪ Venomous, nouvel EP de Breaking New Ground, disponible maintenant.

venomousComposé de Marc-Philippe Fortin à la voix, basse et guitare, et de Benoit Chabot aux percussions, Breaking New Ground, groupe de rock alternatif de Québec sort son premier EP intitulé Venomous. Apparaissent aussi sur l’album, Marcel Dufour (guitare) et Valérie Thériault (chant).

Enregistré au studio Unika à Québec, l’EP nous offre un rock énergique qui plaira sûrement aux amateurs du genre et qui comporte aussi des accents blues et punk, les 4 chansons ont été composées par Breaking New Ground et les paroles par Marc-Philippe Fortin. Leurs influences sont Foo Fighters, Rise Against, Chevelle, Queens of the Stone Age et Nirvana. À noter une pièce en français L’imposteur, je trouve qu’un ou quelques titres en français sont toujours bienvenus dans un album québécois.

https://breakingnewground.bandcamp.com/album/venomous-ep

17 octobre 2014 Posted by | communiqués, musique, reportages albums | , , , , , | Laisser un commentaire

♪♫♪ Reportage album: Blues Turn de Guy Bélanger, sortie le 28 octobre 2014.

guy bélanger-Deux ans après Dusty Trails, Guy Bélanger nous offre son nouvel album, Blues Turn, et le nom le dit, il revient à son premier amour, celui qui a marqué les 2 premières décennies de sa carrière, le blues. C’est franchement réussi. On vogue de surprise en surprise sur cet album qui s’est fait en trois sessions, Montréal, Toronto et Chicago en restant très homogène dans le son d’ensemble et où l’harmoniciste québécois s’est entouré de musiciens et chanteurs de talent sans compter ses fidèles collaborateurs. Le disque s’ouvre sur Take a Walk Around the Corner, un vieux blues du pianiste Leroy Carr (1905-1935) joliment arrangé pour l’harmonica et chanté par Guy. Queen City Storm suit, une instrumentale au beat punché où la guitare de Steve Strongman relance l’harmonica.

Outre Guy qui chante 5 titres et dont la voix prend une belle assurance, André Lachance est à la voix pour 3 pièces en plus de ses présences à la guitare et le chanteur guitariste Jimmy Johnson est l’invité pour la magnifique Last Night de Little Walter. La session de Chicago nous fait aussi entendre l’excellent Studebaker John à la guitare sur 2 titres, celui-ci avait fait sensation lors de sa venue à Québec pour le festival d’été il y a quelques années. Kenny Smith, le batteur no 1 à Chicago, le fils de Willie « Big Eye » Smith, est à la batterie.

3 pièces instrumentales sont sur la liste dont la très belle Letter to a Friend, une lettre sans mots ce qui la rend d’autant plus touchante. L’album comprend aussi une douce ballade, The Dark End of the Street où le piano de Marc-André Drouin ajoute un bel accompagnement à l’harmonica et à la voix de Bélanger, la triste Death Don’t Have No Mercy où la basse de Felton Crews(Charlie Musselwhite, Miles Davis) marque le rythme lancinant, Corrina Corrina, chanson traditionnelle américaine chantée par plusieurs, adaptée par Bélanger et Strongman, Trouble, chantée par André Lachance, tout comme Highway Song du gaspésien Mike Robertson. Le tout est enrobé de l’harmonica de Guy Bélanger dont on reconnait la signature avec plaisir.

J’ai plusieurs coups de coeur pour cet album, non seulement pour la belle énergie blues que dégage l’ensemble, mais pour le choix des chansons et des artistes invités, son livret dans les deux langues où Bélanger nous fait la description des chansons, et pour la qualité du son qui est excellent du début à la fin. Blues Turn deviendra assurément une valeur sûre dans votre collection d’albums blues.

Étiquette Bros
Source SIX media
http://www.guybelangermusic.com/

17 octobre 2014 Posted by | blues, communiqués, reportages albums | , , , , | Laisser un commentaire

♫♪♫ Reportage album The Back on Track Recording Project, The Jordan Patterson Band, disponible maintenant.

photocover-300x271Quel excellent EP de 4 chansons qui, par sa qualité, laisse présager que le long jeu qui sortira cet hiver sera tout aussi accrocheur. Ça s’écoute à plein volume avec le bouton « replay all » sélectionné. Jordan Patterson nous offre un blues rock énergique dans ces 4 compositions originales soutenues par sa voix superbe, son jeu à l’harmonica bien dosé, un beat du tonnerre et de la guitare en quantité, assez pour satisfaire tout amateur de cet instrument. Darryl Romphf et Shawn Kellerman, artiste invité qui est le guitariste de Lucky Peterson, se chargent de cette partie, Darius McKinley et Benjamin Rollo soutiennent ce fameux beat avec bonheur.

Jordan Patterson revient à sa première passion, le blues, après avoir passé près de 15 ans à la gestion de tournées d’artistes et avoir été responsable des concerts et promotion de Britney Spears et aussi comme directeur de production/représentant à la promotion pour House of Blues Concert Canada.

Patterson a commencé à jouer dans la vingtaine et ses influences sont les légendes de l’harmonica tels que James Cotton, Paul Butterfield et Mark Wenner (The Nighthawks). Avec son groupe D.C. Hurricane il a fait des présences remarquées dans des festivals majeurs, côtoyant les Carlos Santana, James Brown, Fabulous Thunderbirds, Robert Cray, Son Seals entre autres. Son album « Give Me a Chance » sorti en 1996, et où Bobby Rush et Bobby Parker étaient artistes invités, a connu un succès certain autant en Europe qu’en Amérique. Plus près de nous, il a été de la programmation du festival International de Blues de Tremblant cette année.

Fort de son succès passé sur la scène et de son expérience dans la gestion d’événements, Patterson revient avec force et maturité pour nous présenter un blues bien ficelé et plein d’énergie électrisante. Autre bon point, le livret inséré dans une belle pochette sobre comprend les paroles des chansons. Sous étiquette flamingcheese records

1- Play My Song
2- Don’t Take Me Down
3- If You’d Help Me Please
4- Heartbreaker

11 octobre 2014 Posted by | blues, communiqués, reportages albums | , , , | Laisser un commentaire

♫♪♫ Reportage album Fatter Than Ever de Fathead sorti juillet 2014.

fathead-fatter-cdcoverC’est fluide, ça coule dans l’oreille, ça fait danser! Pour son neuvième album, Fathead nous offre, avec Fatter Than Ever, 15 compositions de Al Terman (harmonica, sax, guitares, voix) et de Omar Tunnoch (basse, voix). Gagnant de deux Juno en plus de multiples récompenses, Fathead nous arrive avec leur blues riche et un enregistrement impeccable, un mélange raffiné de l’harmonica de Terman et de la superbe voix de John Mays, des guitares, et des voix d’accompagnement.

Papa John King qui a accompagné Long John Baldry pendant 20 ans est le nouveau guitariste du groupe, Bucky Berger est à la batterie. Alec Fraser, un autre de nos prestigieux talents canadiens est invité à la basse pour une chanson. Lance Anderson ajoute sa touche au piano et à la B3 pour 5 chansons, Denis Keldie est à la B3 pour Preacher Man, un gospel tout à fait dansant.

Sous étiquette Electro-fi

Source Sarah French Publicity

http://www.fathead.biz/

I Don’t Want To Leave The Party
Johnny Saysy
Take A Little Time For Yourself
Evil Eye
Twenty Second Chances
When Did You Ever?
Slippery Slope
Life Goes On
My Brother (écouter)
Better Off Taking Chances (écouter)
Shoot That Rooster (écouter)
Pinching Pennies
Preacher Man
Throw Me A Bone
Cost To Boogie

8 octobre 2014 Posted by | blues, communiqués, reportages albums | , , , | Laisser un commentaire

♫♪♫ Reportage album Blue Room, Album Four, sortie septembre 2014.

blue room18 ans d’amitié musicale et de bon temps, c’est ainsi que se décrivent les musiciens de Blue Room de Toronto dans le communiqué qui marque la sortie de leur quatrième album qui comprend 10 chansons originales, Celles-ci, composées par Paul Sanderson, le guitariste du groupe et Brian Neller, le chanteur à la voix rocailleuse, couvrent un éventail de blues, jump, Mississippi, Texas, rock’n roll, avec une touche de country. Fraser Lawrason est à la basse, Pat Quinn à la batterie et Norm Ryan aux sax.

 

Le disque se veut une démonstration de ce que le band fait en spectacle et de  fait, chaque piste a été enregistrée en une seule prise y compris la voix et la guitare. La présence des sax est particulièrement  réussie, on y entend aussi avec plaisir l’harmonica de John Bjarnason et Paul Irvine qui y met flûte, sax, trombone et clarinette en plus d’être le producteur, l’arrangeur et le mixeur.Un bel ensemble de rythmes qui s’écoutent bien, les arrangements sont excellents et les solos de cuivres, flûte et harmonica sont mis en évidence. La voix particulière de Neller se prête bien au style chanté parlé comme Shake Hands with the Devil. Et ici, le diable n’est pas celui de Clarksdale Mississippi mais plutôt le démon argent.

 

http://www.blueroommusic.com/
https://www.facebook.com/pages/Blue-Room/
Honey Bee
Please Come Home
Rock’n Roll The Blues
The Cure
Clarksdale Mississippi
Walking Shoes
Three Weeks of Rain
Ride With Me
No One Eles To Blame
Shake Hand With The Devil

3 octobre 2014 Posted by | blues, communiqués, reportages albums | , , , | Laisser un commentaire

♪♫♪ reportage album Betty Bonifassi sorti le 23 septembre 2014.

betty bonifassiC’est percutant, c’est le cas de le dire. Cet hommage à la survivance ne peut laisser indifférent. Sur un ton moderne, Betty Bonifassi nous parle des esclaves noirs qui ont bâti l’Amérique. En même temps, justement par le ton, on pense aux opprimés de toujours, aux esclaves des temps modernes. Pendant 52 ans Alan Lomax, ethnomusicologue né en 1915, a archivé des musiques folkloriques des États-Unis et des Caraïbes. C’est dans ces archives qu’a pigé Betty Bonifassi pour nous offrir cet album qu’elle considère comme son essence à elle, quelque chose qu’elle a cherché tout au long de sa carrière depuis 30 ans, que ce soit avec les Triplettes de Belleville, DJ Champion ou Beast.

La voix s’offre dans toute sa puissance généreuse, la musique est moderne, saccadée, je dirais industrielle, elle cadre bien avec le sujet traité puisque le sujet en question est toujours d’actualité, l’esclavagisme n’a jamais cessé. On admire la voix dont on découvre toutes les belles nuances au fil des écoutes. L’album comporte 10 chansons d’esclaves tirées des archives de Lomax et 2 compositions,  Working down et How does it feel. Méconnaissable mais bien intégrée à l’ensemble, la classique Black Betty est aussi de la liste.

Betty Bonifassi, Jean-François Lemieux, Benjy Vigneault, Alex Mc Mahon sont les musiciens, et tous sont aussi aux choeurs, aux percussions, au savophone, ce dernier instrument est fabriqué de clous de rails des années ’20 et a servi à la rythmique. pdf: Betty_Bonifassi_communique

Bandcamp

1. Prettiest Train
2. No More My Lawrd
3. Grizzly Bear
4. Whoa Buck
5. No Coffee
6. Hammer Ring
7. Working Down
8. Early In The Morning
9. Black Betty
10. Berta Berta
11. How Does It Feel
12. Old Hannah

25 septembre 2014 Posted by | blues, communiqués, reportages albums | , , , | Un commentaire