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Le blues du Québec, le blues musique!

○ reportage de Michel Dubois au Festival de Jazz de Montréal 27 juin 2015.

festival jazz montréal27 juin Place des Arts
JAMES COTTON
Alain Simard et André Ménard accueillent le public et préviennent que la soirée sera longue car la programme est chargé. Ils invitent sur scène James Cotton et lui remettent le Prix BB King pour l’ensemble de sa carrière. Fait à signaler, le premier engagement de James Cotton après avoir passé 12 ans dans le band de Muddy Waters fut signé par Alain Simard au New Penelope , rue Sherbrooke. Très ému, James Cotton essaie de nous communiquer sa joie, mais on ne peut que deviner ce que veut nous dire sa voix ravagée par la radiothérapie.

1-JAMES COTTON BAND
Dans la bonne tradition, les musiciens ouvrent le bal avec un instrumental, suivi du bassiste Kenny Neal à la voix et sa version de « Help Me » de Sonny Boy Williamson puis, James Cotton revient sur scène sous les applaudissements et une ovation debout, avant même d’avoir poussé une seule note! On l’écoute ensuite avec grand plaisir, charmés autant par son jeu souvent syncopé, et à l’occasion frôlant l’hyperventilation!
Sa bonhomie ses petits cris perçants, ses grimaces et ses mimiques compensent largement pour les quelques fausses notes accrochées au passage.
Darrell Nulish s’occupe avec bonheur de la partie vocale du spectacle et il faut souligner son attitude respectueuse face au maître; les deux sont assis, Cotton n’a pas le choix Nulish le fait par déférence.

2-JOHN MAYALL
Il se présente devant nous avec une candeur et une simplicité désarmantes. Avec sa chemise d’été à carreaux il a l’air d’un boomer en vacances. Il alterne entre guitare, piano et harmonica. La voix est toujours aussi facilement reconnaissable, le personnage est entier, malgré les huit décennies.
Mayall nous ramène dans l’univers de des albums-phares « Laurel Canyon » Turning Point » et autres.
J’ai particulièrement aimé « Parchment Farm » avec ses grandes envolées à la guitare , contribution de M.Mike Williams, et sa description de la vie dans un camp de travaux forcés et comme dans plusieurs blues, un esprit caustique, comme « I’ll be here for the rest of my life, and all I did was shoot my wife! »
Également une chanson de 1970 au message écologique bien actuel « Nature’s Disappearing ».
À un spectateur qui demande la pièce « Room to Move », Mayall répond du tac au tac « Pas ce soir, à bien y penser cette chanson n’est pas tellement bonne! »
Par contre, nous avons eu droit à « California » et surtout à une version magistrale du classique « Stormy Monday » de T-Bone Walker. Le solo de Mike Williams était du calibre de cet ex-Bluesbreaker, Eric Clapton!

3-HARRY MANX
Pour tout dire, je ne donnais pas cher pour sa peau, étant donné que cette partie du spectacle devait à l’origine être confiée à Taj Mahal, retenu dans son pays pour cause de santé.
22 h 30, les gens ont profité d’un deuxième entracte, et la scène nous laisse découvrir un assortiment d’instruments allant de l’orgue B-3, en passant par la trompette, la basse, des guitares variées et du Mohan veena, cet instrument hybride entre la guitare et la sitar.
Mais l’attitude tellement cool de Manx, son humour, sa virtuosité ont facilement eu raison de mes réticenses et je me suis laissé emporter dans son univers planant au groove subtil.

4 juillet 2015 - Posted by | blues, communiqués | , , ,

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