Blog de tatieblues

Le blues du Québec, le blues musique!

• Reportage The Electric Flag chez Cécile et Ramone le 1er octobre 2014.

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The Electric Flag (10) Laurent Prémont a gagné son pari de faire venir à Québec des légendes du blues. Mission accomplie, le spectacle de The Electric Flag, le groupe fétiche du propriétaire de Prémont Harley-Davidson s’est avéré une réussite et une belle découverte pour ceux qui, comme moi, n’avaient jamais entendu parler de Barry Goldberg et Nick Gravenites. Je suis consciente que je n’ai pas encore fait le tour du blues et j’en ai eu la preuve en découvrant toute la richesse des carrières de ces musiciens. Il y avait une telle somme d’expérience sur la scène, non seulement les deux vedettes annoncées qui ont contribué à la carrière de nombreux artistes renommés, mais le bassiste Rick Reed (Paul Butterfield, Encico Crivellaro et autres), le batteur Gary Mallaber (Peter Frampton, Steve Miller Band, Van Morrison et autres) et le guitariste Greg Douglass (Steve Miller Band, Hot Tuna, Van Morrison et autres). Ce dernier se disait honoré de tenir le rôle de Mike Bloomfield pour deux spectacles à Québec de ce légendaire groupe des années ’60.

C’est avec fierté et émotion que Laurent Prémont nous a présenté The Electric Flag qu’il a écouté dans son adolescence et qu’il ne pensait jamais voir un jour sur la scène du Cécile & Ramone, ce populaire restaurant aux allures de Hard Rock Café. Un concours de circonstances l’a amené à connaître une personne proche de plusieurs grands noms de la musique et un jour, à sa grande surprise, il a reçu un fax de la Californie, de Barry Goldberg lui-même et l’aventure était démarrée, les contacts ont tété faciles et amicaux dès le départ et tout s’est déroulé rondement pour ces rendez-vous blues du 30 septembre et 1er octobre 2014 à Québec.

Après une instrumentale d’ouverture où, dès les premières mesures, nous avons pu juger de la qualité des musiciens et du bon rythme blues, Greg Douglass a fait quelques chansons puis Nick Gravenites est monté sur la scène avec précaution et a pris place sur une chaise. Quel personnage, une belle voix et une présence attentive à tout ce qui se passe sur la scène. Le plaisir qu’il avait d’être là était évident. « Je suis ravi » a-t-il dit, « Vous pensez que je joue pour vous? non, je joue pour moi! » Alors que Greg Douglass  avait le lead à la guitare, Gravenites était à la voix et à l’accompagnement à la guitare. Les solos de Douglass et de Goldberg étaient remarquables, surtout en première partie. Une section de cuivres de la région, Roger Walls, Janis Steprans,  Michel Côté et Laurent Prémont lui-même au sax s’étant ajoutée en deuxième partie, ceux-ci ont été mis en évidence pour plusieurs morceaux. Un rappel généreux a terminé la soirée.
J’ai été séduite par la voix magnifique de Gravenites et son magnétisme alors qu’il nous parlait de sa vie, celui-ci fêtait son 76ième anniversaire le soir même et nous avons savouré une part du gâteau qui lui a été offert. Il nous a raconté plusieurs anecdotes dont celle de la chanson Buried Alive in the Blues écrite en 1970 pour Janis Joplin, décédée d’une overdose la veille du jour où elle devait l’enregistrer. En hommage à la chanteuse, la trame instrumentale a été mise sur l’album Pearl de Janis sorti 3 mois après sa mort. Gravenites nous a dit en toute candeur que cette chanson, qui a été reprise par de nombreux groupes, l’a aidé à vivre depuis les 40 dernières années.

Pour la chanson Born In Chicago que Gravenites a composée pour Paul Butterfield Band, il nous disait que ce groupe a été un des premiers a faire connaître le blues aux blancs dans les années ’60. Butterfield et Gravenites se sont intéressés à ce style très tôt et ils ont fréquenté les clubs de blues dès l’âge de 15 ans. Il racontait que beaucoup de musiciens étaient ivres la plupart du temps et que le seul moyen de les comprendre était d’être aussi ivre qu’eux. Il disait, avec un sourire en coin, avoir eu ainsi beaucoup de conversations intéressantes… »J’ai beaucoup de souvenirs » a-t-il dit « et quand je vais mourir, ils vont mourir avec moi » Peut-être pas, finalement puisque Barry Goldberg a lancé la levée de fond Born In Chicago sur Kickstarter dans le but d’amasser des fonds pour un film qui racontera l’histoire de Mike Bloomfield, Paul Butterfield, Barry Goldberg, Charlie Musselwhite, Steve Miller, Elvin Bishop, Harvey Mandel, Nick Gravenites et Corky Siegel, ces précurseurs du blues tel qu’on l’aime aujourd’hui. L’argent recueilli servira au paiement des copyright, licences et archives. À vous de voir si vous voulez faire partie de l’aventure, tous les détails sont sur la page de Born In Chicago.

Le prochain spectacle chez Cécile et Ramone est le 11 octobre, Hommage à Amy Winehouse.  Arturo Sandoval sera pour deux soir chez Cécile et Ramone les 14 et 15 octobre.

2 octobre 2014 - Posted by | blues, reportages | , , , ,

7 commentaires »

  1. horns – Janis Steprans and Michel Cote and me

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    Commentaire par Roger Walls | 5 octobre 2014 | Réponse

    • merci! j’ajoute l’information.

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      Commentaire par tatieblues | 5 octobre 2014 | Réponse

  2. J’ai adoré ma soirée et j’aurais aimé qu’il y ait plus de monde. Quelques explications selon moi: le show avait lieu deux soirs, le manque de publicité dans les différents médias et le fait qu’ils n’ont pas fait d’albums ou de tournées depuis longtemps. Il y a beaucoup de gens qui n’ont pas la culture du blues de ces années là, qui ne connaissaient tout simplement pas. Aussi, show en milieu de semaine, plus difficile pour les gens au-dessus de 40 ans! Nous avons été vraiment privilégiés de rencontrer des musiciens de ce calibre et avec toute cette expérience de vie!

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    Commentaire par Claire Thériault | 2 octobre 2014 | Réponse

  3. ah…j’oubliais. Bravo pour les photos!!!

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    Commentaire par Mchel Dubois | 2 octobre 2014 | Réponse

    • merci! la lumière est plus adéquate qu’avant, plus facile pour les photos.

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      Commentaire par tatieblues | 2 octobre 2014 | Réponse

  4. Totalement en accord avec tes dires. Une chose me chicote cependant: comment expliquer l’absence flagrante des musiciens ou mélomanes susceptibles d’être intéressés par un tel événement?! N’oublions pas que Buddy Guy fait salle comble au Palais Montcalm, et on pourrait citer des exemples encore plus éloquents.

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    Commentaire par Mchel Dubois | 2 octobre 2014 | Réponse

    • mystère Michel, je me pose la question souvent moi aussi.

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      Commentaire par tatieblues | 2 octobre 2014 | Réponse


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